Aujourd’hui: Coup de chapeau à Lee Van Cleef. Double- programme.
Aujourd’hui: « Le renard de Brooklyn/Controrapina/ The squeeze de Antonio Margheriti (1978)
Un truand retiré des affaires se voit proposé un « grand coup » par le fils d’un ancien associé. Bien que réticent au départ, il finit par accepter. L’opération se met alors en place, dirigée par ses soins.
Si « L’homme aux nerfs d’acier » chroniqué précédemment était un film de série pas spécialement notable, « Le renard de Brooklyn » se situe nettement au-dessus du panier. Très bien écrit avec de nombreux retournements de situation, servi par la réalisation très précise de Margheriti et bien sûr par ses interprètes. Lee Van Cleef en tête, cela va de soi, qui a ici quelque chose à défendre mais aussi Edward Albert (Fils de Eddie ‘Les arpents verts » Albert) Lionel Stander et Karen Black.
L’intérêt repose d’ailleurs sur les rapports entre les personnages, et d’abord entre Van Cleef et Albert ce qui donne l’occasion au colonel Mortimer de jouer une nouvelle fois un rôle de mentor, comme dans « Le dernier jour de la colère », « La mort était au rendez-vous » ou… »L’homme aux nefs d’acier » Mais, à la différence de ce dernier ou Van Cleef avait affaire à un rêveur surexcité, il se trouve cette fois en face d’un jeunot beaucoup plus malin et….beaucoup moins loyal. L’ ambiguité est – comme dans de nombreux polars évoquant les relations entre truands- centrale dans le récit et ne concerne pas que le duo Van Cleef/Albert. La jeune femme jouée par Karen Black qui balance entre divers intérêts contradictoires.
Un autre aspect notable est la mise en scène de Margheriti qui rappelle qu’au-delà des apparences, il s’agit bien d’un film italien, dans sa manière de filmer les lieux de New York, des plus luxueux aux plus sordides d’une manière presque documentaire, proche en cela du travail de Sergio Sollima dans « La cité de la violence » réalisé quelques années plus tôt.
A voir!



