Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Style.

Pour une fois aujourd’hui il ne sera pas question de vêtements dans cette rubrique – enfin pas seulement- mais d’un style qui a englobé des domaines aussi variés que l’ameublement, la décoration d’intérieur, la boisson, la restauration et la musique. La mode également. Il s’agit du Polynesian pop souvent désigné sous le terme de « Tiki culture », le Tiki étant une gargouille polynésienne sacrée. Apparus au début des années 1950, ces artefacts reflétaient l’avènement d’une civilisation des loisirs et proposait par son exotisme tapageur une manière de voyage immobile. Plébiscitée par les adultes et très méprisée par jeunesse qui lui préférait le Rock’n’Roll (Et ce en dépit des surfeurs qui prisaient certains gadgets issus de cette imagerie) cette culture fut ironiquement adoptée par les revivalistes Rockabilly des années 1980 à nos jours, prenant comme un tout les productions culturelles des 50s (Ce n’est pas une critique, j’appartiens à ce monde)

Détrônée et même effacée par le mouvement hippie, la culture Tiki ressuscita plusieurs fois, notamment par le biais du cinéma et de la télévision (Magnum et ses chemises, suivez mon regard), elle eut des adeptes célèbres, notamment le King en personne!

A tout seigneur tout honneur, en l’occurrence Don the beachcomber, de son vrai nom Ernest Raymond Gantt, initiateur de la chaîne de restaurants portant son nom et vendus sur son image d’aventurier nonchalant (C’est inexact, car s’il était bien un aventurier, il n’était en rien nonchalant)

Trader Vic’s, autre célèbre chaîne de restaurants à thème Hawaien, fondée à San Francisco en 1934;

L’odyssée du voilier Kon Tiki menée par Thor Heyerdahl en 1947 inspira un livre puis un film. Sans relever de la culture Tiki proprement dite, cette histoire vraie ne fut pas sans susciter l’intérêt du public pour la Polynésie et ce d’autant plus que pour un monde qui sortait d’une guerre cette aventure humaine et totalement pacifique avait quelque chose de revigorant.

La littérature genre « Best seller » s’empara bien entendu du sujet, via notamment le spécialiste du genre James A. Michener. La lecture de plage idéale?

Serveuse en paréo. Bien souvent, faute d’asiatiques ou de polynésiennes, des latines officiaient.

Le King aimait les chemises « Aloha » tant dans la vie qu’à l’écran, mais il aimait aussi le mobilier hawaien comme le prouve la photo ci-dessous de la « Jungle room » dont l’ameublement fut acheté en une demi-heure et qui servit à l’enregistrement des derniers albums du chanteur, lequel ne voulait plus quitter son domicile.

Serveur angoissé, truand énervé quand un trouble fête s’invite, la chemise aloha ne peut rien. Scène devenue iconique du Tiki bar des « Affranchis » de Martin Scorsese/


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