Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma américain

Aujourd’hui: « Les aventures de Bernard et Bianca/ The rescuers » de Wolfgang Reitherman, John Lounsbery et Art Stevens (1977)

La SOS société, organisation de souris sise dans les sous-sols de l’ONU et dédiée au sauvetage de personnes en danger envoie deux agents Bernard et Bianca (Logique vu le titre) au secours de Penny, une orpheline détenue dans les bayous de Louisiane par Medusa, une étrange marâtre qui convoite un diamant.

Il va s’agir ici d’un article très personnel car « Les aventures de Bernard et Bianca » sont pour ce qui me concerne un très bon et très beau souvenir d’enfance. Comme j’étais ému par le calvaire de la petite fille prisonnière d’une méchante femme mais qui gardait malgré tout espoir parce que « Tout finit par s’arranger ». Bon j’arrête là, je sens que je vais pleurer.

Ce film d’animation a par ailleurs une importance en que tel en cela qu’il marque un tournant pour sa firme productrice Disney (Longtemps avant sa décadence, mais c’est un autre sujet) qui renouait avec le succès après une période quelque peu incertaine. Ironiquement, la gestation du film fut tout sauf simple. Initié au début des années 60 et inspiré par le roman de l’auteur pour enfants Margery Sharp, le projet fut interrompu par le grand patron en personne Walt Disney, alors encore de ce monde, trouvant le contenu trop politique (Ah bon?!)

Plusieurs années plus tard cependant,la mise en chantier repartit avec l’aval de la nouvelle direction et l’encouragement de jeunes animateurs (Parmi lesquels Don Bluth, futur réalisateur de « Brisby et le secret de NIHM, encore une histoire de murins!)

Le résultat? Un retour à l’émotion abandonnée depuis longtemps, un ton légèrement plus réaliste que de coutume (Après tout, il est question de l’enfance maltraitée) et un cadre original – les bayous louisianais- sans compter une foule de personnages secondaires drôles et attachants tel Snoops, obèse roux et binoclard et âme damnée de Medusa, sans compter la méchante de service Medusa, efficace même si un poil trop proche de la Cruella des « 101 dalmatiens ». Les héros sont sympathiques et bien caractérisés, Bernard, concierge belge, bègue et timide mais qui ne manque pas de courage, la charmante Bianca aux origines hongroise qui renforcent le côté cosmopolite de l’univers du film.

Un très bon moment, en somme, et qui fit chez nous mieux au box-office que « La guerre des étoiles ». Bien fait.


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