Aujourd’hui: « Tampopo » de Juzo Itami (1985)
Une veuve vivote d’un commerce de restauration ambulante quand elle trouve son salut en même temps que l’amour dans la personne d’un routier à la dégaine de cow boy lui apprend à préparer les meilleures nouilles au monde. Autour de ce couple improbable gravite une foule de personnages aussi divers qu’extravagants mais tous liés par une même passion pour la nourriture.
Un vieil habitué à la grivèlerie est pris sur le fait dans un restaurant. Un couple déguste des mets en commun prélude à d’autres plaisirs. Une femme prend son dernier repas. Tous mangent, goûtent, savourent. La nourriture est leur leitmotiv, accompagnant leurs amours, leurs bonheurs, leurs malheurs, voire précède pour certain leur mort. Mais « Tampopo » (Pissenlit en japonais) est bien un hymne à la vie, dans ce qui la permet: ce qui remplit nos assiettes. Ce qui permet la vie. Et la rend parfois meilleure, manger étant certes une nécessité mais aussi une joie. Et c’est ce à quoi s’appliquent les héros quelque peu à la dérive du film, acharnés mais patients dans leur quête de la « Nouille parfaite » avec ce goût de l’esthétique qui caractérise la culture japonaise – et que nous partageons, nous français. L’esthétique est d’ailleurs l’un des autres aspects majeurs du film, comme le prouve le séducteur/Gastronome à l’allure de dandy tropical en Fedora et costume blancs.
En bref, un film original, émouvant et drôle, et qui rappelle que, quelques fois, l’existence peut être belle. A voir!





