Aujourd’hui: « Le cheval d’Espagne » de André Héléna (1959)
Un certain Hernandez rejoint un groupe de républicains espagnols réfugiés en France. C’est le début d’un imbroglio tournant autour d’un tortionnaire franquiste surnommé « Le cheval d’Espagne » objet de la haine des républicains susmentionnés.
Dix ans après « J’aurais la peau de Salvador » André Héléna revient à la guerre civile espagnole. Mais à la différence du livre précédent, l’action se déroule bien après le conflit fratricide et, le moins que l’on puisse dire, les héros sont fatigués. Désabusés, confits dans la nostalgie, seuls les plus énergiques combattent encore quitte à se ruiner dans tout les sens du terme, ces guérilleros font peine à voir. Héléna sait ici comme ailleurs dans son oeuvre dépeindre l’échec. Mais l’ennui est que ce portrait se noie dans une intrigue qui, si elle est bien menée, s’achève de manière absurde. Certes, le livre a le mérite de soulever le voile sur les conséquences tardives d’une guerre qui fut en un sens la répétition générale de celle qui toucha un peu plus tard le reste du monde. Mais en l’espèce c’est un peu court…Caramba, encore raté!

