Aujourd’hui: « Moi, poupée » de Jean Spaddy (Renée Dunan) (1935?)
Les aventures érotiques d’une jeune femme dans le Paris mondain des années 1930.
Voila un résumé qui ne m’aura pas demandé beaucoup d’efforts. La chronique sera brève également. Que dire? La description des amours de jeunes bourgeois que d’aucuns qualifieront de dépravées, voila ce qu’est « Moi poupée » L’ouvrage, il est vrai, en donne au lecteur pour son argent, accessoires, travestissement, amours collectives et bisexuelles etc. Le ton est léger et joyeux, bien dans son époque, les années 30 ou les français compensaient le vide de leur assiettes en copulant à tout va. Le cinéma se fit lui aussi le reflet de cette légèreté de moeurs, qu’il soit officiel (Le désopilant « Vous n’avez rien à déclarer? » de Léo Joannon) ou non (« L’heure du thé » de je ne sais pas qui, n’importe comment personne ne le sait) de fiction ou documentaire (« A propos de Nice » de Jean Vigo)
Il y a donc peu à ajouter au sujet de ce sympathique érotique. Il y a plus de matière en revanche concernant son auteur Renée Dunan à la courte vie et à l’oeuvre abondante. Morte à 44 ans en 1936, elle laissa de nombreux ouvrages touchant à divers genres allant du roman policier au fantastique en passant par la science fiction sous son nom ou sous pseudonymes (Jean Spaddy ou encore, et ça ne s’invente pas, Marcelle Lapompe!). La femme ne manquait pas non plus d’intérêt, militante anarchiste, féministe et nudiste, sa vie fut jalonnée de rencontres avec des personnalités éminentes comme Francis Picabia ou André Breton (Autant d’auteurs que je n’aime pas, mais ce n’est pas le sujet) Bon, ça y est, j’ai rempli mon cahier des charges, à bientôt!

