Aujourd’hui: « J’aurais la peau de Salavador » de André Héléna (1949)
Le parcours de José Ruiz, misérable de Barcelone. Misérable de Barcelone, gigolo, combattant chez les républicains pendant la guerre civile puis proscrit. Le fil rouge de ce récit est la haine qu’il voue à un certain Salvador, lequel se trouve régulièrement sur son chemin…
André Héléna que vous commencez à connaitre si vous suivez cette rubrique fut un prolifique auteur de romans noirs que d’aucuns qualifieraient de « Littérature de gare ». Travaillant pour des éditeurs bon marché, volontiers négriers et peu scrupuleux, il devait livrer autant que possible ses bouquins. Ce qui ne l’a pas empêché de livrer ua moins une oeuvre majeure du genre criminelle, déjà évoquée ici, « Les compagnons du destin » Il était talentueux mais, nécessité faisant loi, il « torchait » parfois des livres ou il montrait plus de savoir-faire que d’inspiration. C’est le cas du présent volume ou il a de toute évidence expédié la chose en n’omettant pas les attentes des lecteurs: sexe et violence. A ce propos, il serait intéressant au vu de la crudité de certaines pages, de mener une réflexion sur la licence concernant les livres, plus large semble-t-il que celle concernant le cinéma. Quoiqu’il en soit, « J’aurais la peau de Salvador » se distingue des autres romans mineurs de l’auteur par sa toile de fond: la Guerre D’Espagne. Si l’auteur n’en dit rien, il a néanmoins le mérite d’effleurer le sujet, rare dans les polars français. Il y reviendra dix ans plus tard dans « Le cheval d’Espagne » mais ça c’est une autre histoire!…que je vous raconterais sans doute….



