Aujourd’hui: Au bonheur des dames.
Eddick Ritchell, Ramon Pipin, Gepetto Ben Glabros, Hubert de La Motte Fifrée, Ricky Brantalou…des pseudonymes dignes de l’Almanach Vermot pour des musiciens qui durent leur succès à une blague. D’abord groupe de Rock progressif sous le nom mythologique de Io, ils se lassèrent un jour de l’intellectualisme ambiant en prenant le temps d’une soirée le nom de « Au bonheur des dames » emprunté au célèbre roman d’Emile Zola. Un parfum IIIème République pour un orchestre qui ramenait le Twist d’entre les morts sur la scène du Golf Drouot en 1972, rappelant par là-même de bons souvenirs au public de chevelus envapés de l’époque. Quoiqu’il en soit, ce fut le début d’unegloire à base d’originaux égrillards, d’adaptations rigolotes de classiques américains tel leur tube immortel « Oh les filles! » hilarante version du « Sugaree » de Marty Robbins, et bien sûr de reprises de Twist, dont celui que tout le monde dansait à Saint Tropez.
Ils continuèrent de manière un peu erratique, jusqu’à leur séparation en 1988, heureusement célébrée par « Jour de fête » dont la locomotive était ni plus ni moins que cette ode à la sécurité routière « Roulez bourrés » d’après le « Wooly bully » de Sam the Sham. Un disque à offrir d’urgence à l’amazone du combat contre les excès de vitesse et l’alcool au volant, j’ai nommé Mme Chantal Perrichon.
Le groupe s’éparpilla pour se reformer triomphalement en 1997 lors d’un concert à l’Olympia.
Avant de finir, un coup de chapeau au regretté Ricky Brantalou (De son vrai nom Jacques Pradel) qui fit une carrière de comique sous le nom de Rita Brantalou ou encore Michou Bidou, grande folle de service chez Collaro puis acteur occasionnel notamment dans « Radio Corbeau » de Yves Boisset dont il avait co-écrit le scénario et ou il jouait avec un autre transfuge de chez Tonton Mayonnaise Alain Scof. Adieu l’ami, tu nous auras bien fait rire!








