Aujourd’hui: Des coupes en brosse et des bébés rockers. Mac Curtis, Ronnie Dawson, Larry Collins et Don Woody.
Première partie.
Ce qu’on appelle en France la « Banane » (Terme aussi impropre que la « Choucroute », mais passons!) se nomme ne langue originale – l’anglais américain en l’occurrence- la « Pompadour » délicieux clin d’oeil à notre histoire. Ou encore la « Quiff » Outre-Manche. Quoiqu’il en soit, la coiffure susmentionnée est à jamais associée à notre musique préférée à la coque. En opposition à la brosse, coiffure du Marine ou du bon garçon sportif digne du « Cercle des poètes disparus ». Certes, Elvis subit les foudres des adeptes de la coupe à la prussienne auxquels ses cheveux trop longs pour l’époque ne revenaient pas. Et pourtant, et pourtant…quiconque a un tant soit peu fréquenté les concerts Rockab » sait que certains parmi nous arborent cette coupe militaire qui est également emblématique des Fifties. Et pourtant, et pourtant, parmi les artistes de cette période, quelques uns la portaient.
Ronald Monroe Dawson plus connu sous le nom de scène de Ronnie Dawson connut un destin semblable à nombre de ses ses collègues. Son titre le plus célèbre demeure « Rockin’ bones », ode aux morts vivants empruntée à Johnny Dolllar que le très jeune homme revitalisa avec une voix plus jeune que son âge pourtant guère avancé. Hélas, il ne remporta qu’ un succès régional dans son état natal du Texas et ce en dépit d’un passage à la télévision nationale en compagnie de Gene Vincent. Ronnie tenta ensuite sa chance dans un registre « Highschool » avec la ballade « Hazel », sans percer davantage. Il joua avec le groupe de Bluegrass les Lightcrust doughboys, enregistra sous le pseudonyme de « Commonwealth Jones » pour CBS des Blues lents et entêtants très accrocheurs qui ne se vendirent guère mieux.
Après, ainsi que je l’ai dit en introduction, Ronnie prit sa revanche dans les années 80 grâce aux festivals, salut de nombreux pionniers réparant l’injustice du sort. Une reconnaissance tardive pour ce garçon précoce jusque dans la mort, en effet Ronnie nous a quitté en 2003 à l’âge de 64 ans. Mais il laisse à jamais l’image du petit rocker débordant d’énergie à l’impeccable Crew cut.
A suivre…



