Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Soldats improbables

Les écrivains dans la guerre 14/18, suite.

La première partie de ce dossier se concentrait sur les auteurs français qui avaient connu le feu des tranchées. Dans la seconde, il y aura encore des auteurs de notre pays mais aussi des étrangers. Après tout, c’était une guerre mondiale. Entre boucheries et champs d’honneur.

Pierre Loti en uniforme de l’Armée de terre? Eh bien, oui. L’officier de Marine qui avait pourtant atteint l’âge de la retraite exigea son changement d’arme afin d’être au plus près du conflit. S’il fut bel et bien présent dans les tranchées, l’auteur de « Mon frère Yves » ne combattit guère, rattrapé par les années. Néanmoins, il montra indéniablement du courage, n’étant pas plus à l’abri que les autres d’une balle perdue. Ce fut d’ailleurs le drame de cet homme qui ne manqua jamais de tripes mais toujours d’occasions, contrairement à son ami Claude Farrère, également écrivain et militaire. Pour l’anecdote, sa première mission eut lieu à bord d’un navire espion lors de la guerre de 1870 au large des côtes allemandes. Navire qui de par sa fonction ne pouvait riposter aux attaques.

Roland Dorgelès, auteur d’un des plus grands livres anti-guerre « Les croix de bois »

Henri Barbusse, auteur d’un autre brûlot, le bien titré « Le feu »

Roger Vercel ne participa à la guerre que lors des derniers mois de celle-ci. Il en tira cependant matière à inspiration, notamment pour le célèbre « Capitaine Conan »

Guillaume Apollinaire, le génial poète qui avait presque fait oublier qu’l était polonais et voulait prouver sa gratitude à sa patrie d’adoption s’engagea, survécut à sa blessure…pour mourir de la grippe espagnole. Sale ironie.

Autre étranger à participer au conflit sous notre drapeau, Blaise Cendrars combattit dans la Légion. Il y perdit un bras. Manchot donc, mais pas avec sa plume (Même si, je dois l’avouer, je n’apprécie que moyennement les oeuvres du sieur Cendrars, un grand talent mais qui ne me touche guère) il tira deux livres de ce baptême du feu particulièrement cruel: « L’homme foudroyé » et « La main coupée » C’était de circonstance.

Jean Giono, qui fut le plus pacifiste des écrivains issus de la Grande guerre. Hélas, il s’égara lors de la Deuxième guerre en participant à la feuille collaborationniste « La gerbe » avec laquelle il n’avait de commun que la pacifisme.

Vous ne l’avez sans doute pas reconnu mais il s’agit de J.R.R Tolkien. Eh oui, le créateur du « Seigneur des anneaux » en personne. Il fut atteint de la fièvre des tranchées qui le sauva probablement de la mort.

Ernst Junger. Génial écrivain et féroce combattant. Son désormais et depuis longtemps classique « Orages d’acier » est l’un des rares romans à donner une vision non compassionnelle de la guerre.

Ernest Hemingway. Le porte-drapeau de la « Génération perdue » (Avant Johnny Hallyday) fut gravement blessé en Italie. Il aurait eu une liaison avec une infirmière lors de sa convalescence…

Pour finir, Curzio Malaparte. Qui faillit bien louper sa guerre. Pour un peu, il nous l’aurait joué « La chartreuse de Parme »


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