Aujourd’hui: le fouet.
Le fouet. Objet de punition dans le passé (Quoiqu’il est des pays ou il demeure en vigueur, je ne désigne personne) devenu pour quelques uns objet de plaisir. Bien souvent et ce qu’il inspire l’effroi ou la perspective de jouissances « différentes », le fouet fascine. En tout cas, l’art s’en est emparé de diverses manières. En voici quelques unes!

Le cinéma:
Classique du cinéma gothique italien et du fétichisme à l’écran, « Le corps et le fouet/La frusta e il corpo » de Mario Bava (1963) suit les délires d’une femme meurtrière de son amant avec lequel elle entretenait une liaison sado-masochiste. Se sentant coupable, elle se croit peu à peu poursuivie par le fantôme de cet homme à la fois aimé et détesté. Sans qu’on sache s’il s’agit de la vérité ou d’un fantasme.



Dans le britannique « Flagellations/ House of whipchord » de Pete Walker (1974), le fouet revient à sa fonction première, celle de châtiment. Exercé en l’occurrence par d’étranges vieillards vivant en communauté et attirant dans leurs rets de belles jeunes femmes qu’ils soupçonnent de débauche. Un carton au début du film dédie celui-ci à tous ceux qui souhaitent le retour de la peine capitale. Très ambigu…

Le King en personne eut droit à la punition lors d’une brève séquence du « Rock du bagne/Jailhouse rock » de Richard Thorpe (1957)

Histoire de faire un lien entre musique, littérature et cinéma, un exemplaire du document érotique « The Velvet underground » qui inspira son nom au célèbre groupe.

Photographie.


Une petite parenthèse Bettie Page, reine des courbes et du fétichisme. Pour la petite histoire, la cigarette n’est là que pour la photo, Bettie Page étant par ailleurs absolument non fumeuse.

Littérature.
Pour finir, quelques romans de flagellation français début de siècle (Le XXème, cela va sans dire) de Hugues Rebell et de Pierre Mac Orlan qui signait alors Sadie Blackeyes. Outre que ce puissant intérêt pour le S.M à la Belle époque étonne, il est intéressant de noter que la cruauté amoureuse était alors dans notre pays fortement associée à nos voisins anglais. « Le fouet à Londres » de Hugues Rebell en est un exemple, quant au pseudonyme anglo-saxon pris par Mac Orlan pour ses amusettes (Alimentaires, faut-il le préciser?), il se passe lui aussi de commentaires.



