Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma américain (Et surtout britannique!)

Les promenades de monsieur Price en terre des angles.

Bientôt Halloween. Une fête qui ne nous appartient certes pas mais qui me donne une bonne excuse pour parler de cinéma d’épouvante et de l’une des légendes de celui-ci: Vincent Price.

Bien entendu, c’est réducteur. Avant de devenir une figure du cinéma-qui-fait-peur, monsieur Vincent fut un second rôle à tout faire de l’âge d’or de Hollywood. Tout lui allait du film en costumes à la comédie en passant par le le Film noir et bien sûr le fantastique. Il entama d’ailleurs sa carrière par « Le retour de l’homme invisible » et sa carrière fut ponctuée jusqu’à la fin des années par d’autres exemples du genre. « La tour de Londres », « La mouche noire », « La nuit de tout les mystères » et entre temps « L’homme au masque de cire » qui annonçait un personnage dont il se fera plus tard une spécialité: le défiguré vengeur.

Pourtant, ce n’étaient que quelques gouttes d’eau dans un océan d’une joyeuse diversité. Le grand tournant eut lieu en 1960 quand Roger Corman entreprit de tourner des films gothiques, suite aux triomphes remportés par les films anglais de la Hammer ou de Mario Bava en Italie. Inspiré par Edgar Poe, le quasi-inventeur du fantastique américain, Corman tourna ainsi une série de films souvent très éloignés du matériau d’origine et mettant en vedette Vincent Price. « La chute de la maison Usher » en donna le départ. En regard des succès répétés de l’entreprise, Vincent Price reçut de nombreuses propositions en rapport avec le fantastique, certaines venant parfois hors des Etats-unis. Et c’est là que j’en viens au sujet de cet article, la part très conséquente de la carrière de Vincent Price qui se déroula au Royaume uni. Sans doute le tournage du « Masque de la mort rouge » en 1964 à Londres y fut-il pour quelque chose. Toujours est-il que Price enquilla de nombreux films anglais principalement depuis la fin des années 60 jusqu’au milieu des années 70. Tour à tour figure sinistre et répressive dans « Le grand inquisiteur » ou « La terreur des banshee », défiguré vengeur dans « L’abominable docteur Phibes » et sa suite. Comédien shakespearien vindicatif dans « Théâtre de sang », scientifique jouant avec le feu (Enfin, plutôt l’acide en l’occurrence!) dans « Lâchez les monstres » ou acteur de films d’horreur (Tiens, tiens!) victime d’une vengeance dans « Madhouse »

Sans compter la comédie « Percy progrès ».

Sans plus attendre, tour d’horizon en images des aventures anglaises de Vincent Price!

Vincent Price en compagnie de sa partenaire du « Masque de la mort rouge » Jane Asher, par ailleurs petite de Paul Mac Cartney.

« Le grand inquisiteur/ Witchfinder general » de Michael Reeves (1968)

Un tournage particulièrement difficile, en raison des relations détestables entre l’acteur – Pourtant le plus affable des hommes- et le réalisateur Michael Reeves, caractère torturé qui se suicida peu après la sortie du film. Il y eut également des problèmes d’intendance qui auraient laissé sur leurs faim acteurs et techniciens si Vincent Price n’avait pris sur son salaire pur faire les courses au marché du coin. Affable, donc. Et généreus.

Les incursions en Angleterre de Vincent Price lui permirent de rencontrer ses pairs locaux, à savoir Christopher Lee et Peter Cushing, notamment dans « Lâchez les monstres/Scream and scream again » de Gordon Hessler (1969) variation maline mêlant transpantation et néo-fascisme sur le thème de Frankenstein. Hélas les trois acteurs ne partagent ici aucune scène.

Toutefois, Lee et Price se retrouvèrent face à face dans « 

Décidément abonné à Edgar Poe, Price le retrouva de l’autre côté de l’Atlantique dans « Cry of the banshee » de de

Les docteur Phibes, faut-il en dire plus?

« Théâtre de sang/Theatre of blood » de Douglas Hickock (1973) qui réunit Diana Rigg et Ian Hendry, deux acteurs passés par « Chapeau melon et botte de cuir »

« Percy progrès/ Percy’s progress » de Ralph Thomas, suite de « Percy » de Ralph Thomas « 1971 ». Comédie sur…un implant pénien.

« Madhouse » ou pour une fois Vincent Price joue une victime et surtout un acteur de films d’horreur sur le déclin. Sans vouloir être cruel, la fiction faisait ici écho à la réalité, e film étant le dernier mettant l’acteur en vedette. Ce dernier prndra une semi-retraite tout en demeurant un artiste respecté.


Laisser un commentaire