Alexandre Léger auteur rétro

Littérature fantastique

Aujourd’hui: « Les derniers contes de Canterbury » de Jean Ray (1944)

Se référant aux pèlerins de Chaucer, l’auteur convoque des fantômes qui racontent chacun leur tour une histoire dont certaines au caractère de fable.

Tout bon auteur et tout bon lecteur de fantastique le sait: le fantastique naît de son irruption dans le quotidien, voire dans le trivial. Jean Ray était passé maître dans cet exercice. Il ne fut certes unique en son genre, mais il fut assurément l’un des meilleurs. Il serait injuste de le qualifier de grand voyageur de pacotille, Jean Ray s’était inventé une vie de bootlegger, de pirate ou que sais je encore, mais il n’avait pas rêvé sa vie de buveur. Explorateur des liqueurs et des fonds de verre, il y trouvait une autre vérité, celle du rêve. La seule qui vaille.

Aussi réunit-il des fantômes dans ce décor de taverne qui lui était si familier, qui racontent des histoires d’hommes et de spectres souvent liés par la bouteille voire la nourriture (« Irish stew »), rapprochant ainsi le recueil opportunément titré « Les contes du whisky ».

Le tout s’achève sur une pirouette qui donne à croire que tout cela n’aurait peut-être pas eu lieu. Comment cela? Mais pour le savoir, lisez le livre!


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