Aujourd’hui: « La vieille fille » de Jean Pierre Blanc (1972)
Une vieille fille débarque dans la station balnéaire ou elle passe ses vacances chaque année. Un autre vacancier bloqué dans le village descend dans le même hôtel que la demoiselle prolongée. Il remarque cette dernière puis tente de la séduire. Ce qui n’est pas une mince affaire…
Jean Pierre Blanc n’eut guère de chance après « La vieille fille » dont il ne retrouva jamais le succès surprenant pour un premier film. Il y montrait un univers très personnel mêlant le banal à l’insolite. Il plaçait celui-ci dans le contexte des vacances estivales avec leur faune et leur décor que chacun d’entre nous a croisé – tout en en faisant partie. Amatrices de bronzette, baigneurs, pâtés de sables, personnel hôtelier etc. Et au sein même de cette trivialité l’étrange paraît. Les mariés qui font la tête, le pasteur flanqué de sa femme qui porte les stigmates du Christ, femme de chambre très portée sur la chose, les fanatiques de bronzette qui risquent littéralement leur peau. C’est dans ce cadre que s’effleurent sans se rencontrer les personnages incarnés par Annie Girardot (Dont ce fut une des meilleures prestations) et Philippe Noiret. Elle, seule, complexée qui se vautre dans son état tout en s’en plaignant, repoussant toute éventualité de rencontres. Lui, seul également mais jovial et ouvert au monde. Et surtout d’un optimisme à toute épreuve comme le prouve son obstination à séduire cette vieille fille. Il est vrai qu’il s’agit d’un défi…dont on ne saura pas à la fin s’il sera relevé ou non. Il est permis de penser que oui, sachant que la Catherinette consent à donner son numéro de téléphone au joyeux monsieur tout en rotondité.
Le film s’achève donc sur une note d’espoir. Laquelle convient à cette chronique qui porte un regard tendre et amusé sur une partie de l’année ou l’on se détend quitte à parfois se rendre ridicule. Et qui nous ramène à des temps plus aimables.
A bientôt!




