Les seconds rôles… méprisés parfois et pourtant indispensables. Comme le disait Giulio Petroni (Réalisateur de « La mort était au rendez-vous », excellent western) « Les seconds rôles sont les poutres de sécurité d’un film quand les acteurs principaux n’arrivent pas à trouver le ton juste. » Pierre Vernier appartenait à cette caste et en fut un des plus dignes représentants. Elève du Conservatoire au sein duquel il rejoignit un petit groupe de ses semblables, Marielle, Rochefort et Belmondo – dont il fut un des plus proches amis- plus tard surnommé avec beaucoup d’à propos « La bande du Conservatoire » Il débuta en 1959 avec Gabin dans « Rues des prairies », continua avec Chabrol, fut pour la seule et unique fois vedette le temps du feuilleton « Rocambole »
Il joua dans un nombre impressionnants de séries et de téléfilms « Commissaire Moulin » , « Emile Zola ou la conscience humaine », « Michel Strogoff ». Il incarna des personnages clés de notre Histoire, Mazarin ou De Gaulle. Il fut souvent le partenaire de son ami Jean Paul Belmondo dans « Le guignolo » « Le professionnel » « Le solitaire » -entre autres- ou il prenait souvent les coups.
Il fut aussi un homme de coeur, président de l’association des visiteurs de malades en milieu hospitalier. Il s’est éteint le 9 de ce mois. RIP.


