Aujourd’hui: « Un singe en hiver » de Henri Verneuil (1962)
Gabriel Fouquet, jeune homme charmant, divorcé et alcoolique, débarque en plein hiver (Normal, vu le titre) dans une station balnéaire normande ou il doit venir chercher sa fille pensionnaire dans une institution de la région. Suite à une cuite mémorable dans un bistrot local, il rencontre Albert Quentin, un vieil homme. Ce dernier est également alcoolique…mais repenti. Une relation père/fils se noue entre eux.

Une histoire de rêveurs. Des rêves d’Espagne pour le jeune parisien, des nuits de Chine pour le vieux normand. Une histoire d’enfance. La vraie, celle de la fille de Fouquet dont le père n’ose pas se présenter quant il vient la chercher dans son pensionnat. Et l’enfance qui ne veut pas mourir. Entre corridas de bistrots, souvenirs d’une Chine rêvée et feux de Bengale sur la plage. Autant d’aveux d’une nostalgie d’un ou tout est possible, de diversions aux pesanteurs de l’âge adulte et de l’extrême de celui-ci: la vieillesse. Mais les retours en enfance sont toujours brefs et le cours de la vie doit reprendre. Comme ce train qui s’éloigne de Jean Gabin, vieil homme prêt à entrer dans son long hiver, assis sur le banc d’un quai de gare.



