Rock’n’Roll cowboys, suite.
Aubrey Wilson « Moon » Mullican.

Voila un artiste que les djeuns qualifieraient de ‘Vieux ». Vieux et pour cause! Il était né en 1909 au Texas, royaume des ploucs selon les snobs mais aussi d’excellents musiciens. Dont Moon Mullican, qui hérita de son surnom pour des motifs sur lesquels personne n’a jamais réussi à se mettre d’accord. Pour les uns, c’était à cause de l’alcool de contrebande (« Moonshine ») qui circulait dans endroits ou le musicien se produisait. Pour les autres c’était en raisons de ses performances qui se prolongeaient jusqu’à tard dans la nuit. Il est vrai que sa vie fut un roman, une vie de pianiste commencée très jeune dans les débits de boissons plus ou moins frelatée (Moonshine » on y revient!) , quand ce n’était pas les bordels. Mais quid de sa musique? Il fut un précurseur du Rock’n’Roll dans les années 30/40 en tant que pratiquant du style – qu’il contribua à forger- « Hillbilly bop » Autrement dit, une Country rythmée empruntant au Jazz et au Blues afin de faire danser un public de lieux festifs (Et parfois louches!) désireux de se dégourdir les jambes. Un parcours qui ne déparerait pas dans « Les reivers » « La petite » ou « Honky tonk man »
Et ça marchait. Au point de donner des idées à certains. Comme le jeune Jerry Lee Lewis, lequel revendiqua toujours l’influence de Moon. Il est vrai que le jeu du natif de Louisiane devait beaucoup au natif du Texas, dans le toucher, les glissandos caractéristiques des pianistes du sud des Etats-unis.
A la fin des années 50, Moon enregistra des faces Rock’n’Roll – qu’il avait contribué à créer- dont le merveilleux « Seven nights to rock ». Mais sans succès, au point que son producteur, le magnat de Nashville Owen Bradley, l’incita à revenir à son style d’origine. Moon quitta ce monde pour jouer du piano au Paradis en 1967.
