Aujourd’hui: Rock’n’Roll cowboys.
Il fallait bien en parler un jour dans cette rubrique: l’influence de la Country sur notre musique préférée. Après tout, le Blues et la Country furent les influences du Rockabilly, mais si le Blues a souvent été évoqué, il en va autrement de la Country, et ce en dépit des travaux de Michel Rose (Voir son excellente « Encyclopédie de la Country et du Rockabilly ») Hank Williams avec « Honky tonkin’ » ou « Move it on over » (Qui fut repris par Bill Haley) posait les bases du genre. Mais il est un aspect rarement objet de commentaires et pourtant connu: les artistes Country qui ont versé dans le Rockabilly. Au moins pour un temps.
Dans cet article, c’est de ces musiciens qu’il sera question. Ceux qui ont été à la source de la révolution musicale des années 50, et ceux qui ont pris le train en marche.
Sidney « Hardrock » Gunter natif de Birmingham Alabama devait son surnom à une mésaventure qui faillit lui coûter cher, en l’occurrence la chute d’un énorme caillou sur le coffre d’une voiture sous lequel le chanteur se trouvait. Ses amis épatés par cette résistance le surnommèrent « Hardrock » (Ils trouvaient sa tête dure comme la pierre) , un sobriquet qui valait mieux que le précédent « Goofy Sid » (Sid le niais) et en plus, ça faisait un bon nom de scène. Plus sérieusement, après son succès Country en 1950 (Son seul vrai succès commercial, soit dit en passant) « Birmingham bounce » il fut un pionnier. En effet, il reprit sur le label Decca le standard du R’n’B « Sixty minute man », fusionnant ainsi la Country avec la musique noire. Et créant de fait un proto-Rockabilly. Il passa ensuite en 1953 sur le mythique label Sun ou il laissa le double-face « Gonna dance all night/ Fallen angel »(Plus « Juke box help me find my baby », semble-t-il inédit) ou il enfonçait le clou planté lors de son précédent disque. Puis, il alla de label en label, enregistrant quelques perles du même tonneau telles « I’ll give ’em rhythm » ou « Boppin’ to grandfather’s clock ».
Prolifique mais passablement ignoré lors de sa période d’activité, il connut comme tant de ses confrères un regain d’intérêt lors du Revival Rockabilly des années 70/80. Mieux vaut tard que jamais!
A suivre!….

