Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma britannique.

Aujourd’hui- « La grande menace/The Medusa touch » de Jack Gold (1978)

John Morlar, un célèbre écrivain anglais est victime d’une agression qui le laisse dans le coma. Brunel ,un policier français présent à Londres mène l’enquête, interrogeant en priorité le docteur Zonfeld, psychiatre de Morlar. Au fil de leurs conversations, il apparaît que des désastres en tout genres ont émaillé la vie de la victime et que serait à l’origine. En effet Morlar est doué de télékinésie. Et son coma n’a pas entamé sa faculté. Ce qui laisse craindre le pire….

Dans la série des films malchanceux « La grande menace » a toute sa place. Thriller fantastique contemporain de grande ampleur, il avait le tort d’arriver après « L’exorciste », « La malédiction » et quelques autres. Aussi, et ce en dépit d’acteurs prestigieux, il ne rencontra guère de succès. Et c’est dommage.

Bien construit, suivant une structure complexe en flashbacks, il permet à Jack Gold d’aborder un certain nombre de thèmes tels le ressentiment, la responsabilité et la terreur céleste, partie intégrante de l’Anglicanisme, dont Morlar est l’agent, malgré sa haine de la religion. Le réalisateur changeait souvent de registre et souvent avec bonheur (Voir son excellent film sur les aviateurs britanniques de 14.18 « Le tigre du ciel », ou sa biographie de l’excentrique Quentin Crisp « The naked servant ») se montre très à l’aise et réussit un final inquiétant dans la chambre d’hôpital de Morlar (Les hôpitaux, une récurrence des films d’angoisse des années 70, voir notamment « L’exorciste », « L’exorciste II, l’hérétique » -avec Richard Burton- ou encore l’australien « Patrick ») L’interprétation est à la hauteur, Burton qui joue de son charisme ténébreux, Lee Remick dont les séances avec son terrible patient tournent au duel entre normalité et monstruosité. Lino Ventura que persone n’attendait dans le genre (Il reconnut qu’il s’agissait d’un défi pour lui, mais ne réitéra pas l’expériene) y trouve toute sa place. Il faut aussi parler des seconds rôles. Le vieux routier Gordon Jackson en chef de la Police et Jeremy Brett, futur Sherlock Holmes à la télévision, lors d’une apparition brève mais mémorable.

Bref, une réussite qui mérite une redécouverte. A voir? Absolument!


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