Aujourd’hui: « La bourgeoise pervertie » de André Ibels. (1930)
Régina, bourgeoise de la Belle-époque, se découvre nymphomane. Le roman suit son parcours jusqu’à l’âge mûr entre plaisirs et souffrances.

« La bourgeoise pervertie » est le seul livre subsistant de l’oeuvre ironiquement prolifique de André Ibels, le reste ayant disparu dans d’étranges circonstances. Quoiqu’il en soit, ce roman présenté par son auteur comme une « étude physiologique » marquant ainsi un réel intérêt pour le désir féminin, précédant de beaucoup des ouvrages médicaux-sexuels tel l’ouvrage documentaire de Gérard Zwang « Le sexe de la femme ». Et s’inscrivant dans un certain air du temps, palpable également au travers de films « éducatifs » tel « L’amour qu’il faut aux femmes » Mais en dépit de cette intention didactique, « La bourgeoise pervertie » est bel et bien un roman, nanti de vrais personnages et d’un vrai récit. L’humour n’en n’est pas exclu (Les moeurs de la bourgeoisie de l’époque sont croquées de manière savoureuse), pas plus que la tendresse, et ce en dépit des dires de critiques contemporains. Pauvres ignares matrixés par le politiquement correct, ces derniers virent à leur loupe faussée des « relents machistes » qui en plus d’être anachroniques sont faux. Il y a au contraire beaucoup de compassion et une mise en garde contre les risques que présente la sexualité quant elle s’impose à la volonté de l’individu.
Un livre intéressant, sans doute mineur mais qui mérite le détour. En bref; à lire!

