Aujourd’hui: Baker Knight.
Ce natif d’Alabama commença bien avec un petit succès local « Bring my Cadillac back ». Les choses se gâtèrent ensuite car il ne parvint pas à réitérer un hit, fut-il modeste. Avec de maigres dollars, il s’en alla chercher fortune ailleurs, un ailleurs ou il rencontra Eddie Cochran et la compagne de celui-ci Sharon Sheeley, également auteur de chanson. Mais la grande chance de Knight fut Ricky Nelson, pour lequel il écrivit « Lonesome town » ainsi que quelques autres « tubes ». Puis vint le titre de la discorde: » Just relax » que Nelson voulait pour lui, ce que Knight refusa. Il enregistra pour son compte le titre…qui fut un échec. C’était dommage pour cet hymne à la décontraction avant l’amour, que les féministes de combat verraient de nos jours comme une incitation au viol. Ce serait à l’heure actuelle dangereux, voir la mésaventure de cet abruti de Robyn Thicke qui prit une volée de bois vert avec son « Blurred lines » en 2013. Mais ce n’est pas le sujet.
Ne rencontrant pas de vrai public en tant que chanteur, Knight se rattrapa en composant pour les autres, fournissant en machines à sous Dean Martin (‘Somewhere there’s a someone ») ou encore Perry Como, le coiffeur chantant, (« The wonder of you », repris plus tard par le King) Knight continua cependant une carrière personnelle versant principalement dans la Country et, parfois, dans le psychédélisme. Il tâta du cinéma qui mit surtout à contribution ses talents de musicien. Puis il sombra dans l’oubli.



