Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma international- Edition spéciale- Deuxième partie.

« Bons baisers de Hong Kong » de Yvan Chiffre (1975)

Les services secrets britanniques sont au bord de la crise de nerfs, pensez donc: la Queen en personne ( Elizabeth II, pas Freddy Mercury, il faut rester correct!) a été enlevée! Afin de ne pas ébruiter l’affaire, nos amis d’Outre-Manche font appel à notre SDECE national qui, plus perfides que nature, envoient sur le coup leurs pires agents: les Charlots. Je vous laisse imaginer la suite.

Kung fu, cascades, sosies de Nixon, de la reine d’Angleterre, des Marx brothers et du « Alex » de « Orange mécanique ». Présence d’acteurs familiers de la série des James Bond (Bernard Lee et Lois Maxwell) et même de Clifton James, le shérif redneck de « Vivre et laisser mourir » et « L’homme au pistolet d’or ». Il y a aussi une vraie star du Hollywood classique (Sur le déclin mais quand même!) Mickey Rooney en ravisseur peu ravissant mais fou amoureux de la reine des Angles. Sans compter Léon Zitrone et Louis Seigner. Avec pardessus le marché la mort de 007 en personne. Un fantasme de la célèbre série réalisé par nous, les français. Il y a enfin les Charlots. Cela se passe de commentaires.

Plus qu’un film « Bons baisers de Hong Kong » est un inventaire de références de son époque (Mais pas seulement!) sur le mode de la dérision. C’est plus ou moins drôle mais quand ça l’est, ça l’est! C’est en tout cas généreux et rappelle des temps plus aimables. On peut ajouter que le film fut en un sens prophétique en prédisant la mort de James Bond et son remplacement par le grand n’importe quoi. Ce n’est pas une blague. On a bien parlé d’un James Bond joué par une femme noire. Alors, en matière de connerie, la réalité dépasse souvent la fiction.


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