Alexandre Léger auteur rétro

Le cinéma britannique-

Aujourd’hui: « Le dernier train du Katanga The mercenaries/Dark of the sun » de Jack Cardiff (1968)

Alors que la révolte des Simbas éclate au Congo devenu fraîchement indépendant, des mercenaires menés par un certain Curry doivent escorter une cargaison de diamants ainsi que des civils à travers le pays. Curry doit non seulement affronter les dangers inhérents à sa mission mais aussi manier une unité hétéroclite ou des tempéraments antagonistes sont propices aux conflits internes.

Là, il va être difficile de conclure, comme aurait dit Jean Claude Duce. Que n’a-t-on déjà écrit sur « Le dernier train d Katanga »? Evocation brutale de l’agonie du colonialisme qui la même année enfonçait les portes à peine ouvertes de la violence sur grand écran, la même année que « La horde sauvage » et « La nuit des morts vivants » On a beau savoir que la crise que traversait les grands studios amenaient ces derniers à tout tenter pour se refaire, y compris prendre le train (C’est le cas de le dire!) en marche des excès initiés notamment par le Western italien. Mais il n’empêche, en dépit de cette donnée, le film de Jack Cardiff se montre particulièrement raide pour un film à priori grand public et demeure choquant plus de cinquante ans après sa sortie. Meurtre d’un enfant soldat, viol homosexuel, suicide d’un couple, sans oublier le duel final à la tronçonneuse que j’ai déjà évoqué récemment.

Il s’agit bien de violence spectacle. Mais qui a le mérite de l’honnêteté, nombre de films de guerre se posent des limites, à tort ou à raison, tendant à faire oublier ce qu’implique un conflit. La mort, la férocité (L’enfant tué était en fait un soldat) les dernières extrémités quant on a plus que sa peau – ou sa dignité- à défendre.

Concernant la morale – et je n’ai pas été le seul à l’avoir remarqué- celle qui intervient à la fin du récit au travers des africains qui condamnent la mort sauvage de Heinlein, ancien soldat du Reich, par Curry est ridicule dans un tel contexte.

Bon, comme il faut conclure: un classique, un des meilleurs films traitant des mercenaires et une bonne préparation pour son acteur principal Rod Taylor qui aurait un autre duel spectaculaire deux ans plus tard dans  » La loi du talion » ou lui et son adversaire, William Smith, se portèrent vraiment les coups jusqu’à écoper d’un séjour à l’hôpital. Mais ça c’est une autre histoire!


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