Aujourd’hui: Lou Reed
Il fut une sorte de Jean Genet ou de Francis Carco musical des années 70, chantre des marginaux, homos et camés, travestis et commerciaux de la défonce (Autrement dit dealers). Il chantait de sa voix entre gorge et nez les aventures de ses antihéros droit comme un parcmètre, ses yeux de crapaud anorexique chaussés de lunettes de soleil avec l’air de se foutre de tout. (Anorexique, ça se discute, le sieur Reed ayant encaissé une sérieuse prise de poids peu après la fin des années 60, mais ce n’est pas le sujet) Mais avant cela, avant le souterrain de velours et le crin crin E.D.F du gallois John Cale, avant Warhol, Lewis Alan Reed était un étudiant habillé Ivy League qui poussait des chansonnettes Doo wop – et en écrivait- au sein des Shades (Ou les Jades, je ne sais plus) Mais si, le Doo wop, ce Rhythm’n’Blues sentimental pour chanteur à voix haut perché soutenu par un ensemble de choristes faisant office d’orchestre. Les Spaniels, Orioles, et bien d’autres furent les hérauts de ce genre noir au début mais qui fut rapidement adopté par les autres, en particulier les italo-américains, les plus célèbres étant Dion and the Belmonts. Localisé sur la côte Est des Etats-unis et connaissant un grand succès, il influença nombre d’adolescents rêvant d’une carrière musicale. Et pas des moindres. Simon & Garfunkel, Bruce Springsteen, Willy Deville et….Lou Reed.

Reed laissa quelques traces discographiques de ses essais dans la romance du coin de la rue, six chansons pour la plupart plaisantes et classiques dont se démarque le très étonnant « Cyclin’ Annie » qui, s’il reste furieusement Fifties, annonce le style à venir du musicien. Une curiosité à découvrir!



