Aujourd’hui: Bobby Fuller
Bobby Fuller, natif d’El Paso, état du Texas, cumula beaucoup au cours de sa courte vie. D’abord, il fut l’un des phares de ces années 60/64, No man’s land du Rock pour nombre d’experts. Buddy était mort. Eddie était mort. Chuck en prison. Little Richard dans les ordres. Elvis englué à Hollywood (Vrai!) et dans le sirop (Cela se discute) Les « Bobbies » beuglaient leurs romances aseptisées etc, etc. Air connu.
Pourtant, taille de l’Amérique oblige, il subsistait de petits labels qui portaient encore le flambeau envers et contre tout. Mais c’est un autre sujet. Il se développa durant cette période mal aimée ce qui allait devenir le « Garage Rock ». Il y avait aussi le Surf Rock. Et le Frat Rock. Autant d’héritiers des Fifties qui taillaient chacun leur part du gâteau laissé par les anciens tels les fils de Charlemagne. Bobby Fuller constitue le chaînon manquant entre le Rockabilly désormais dans les marges et le Garage encore embryonnaire. Il fut également le continuateur de Buddy Holly, et magnifia le titre devenu depuis mythique « I fought the law’ écrit par un ancien comparse du génie texan à binocles, Sonny Curtis. Sa version servira d’ailleurs de références à tous ceux qui s’y frottèrent par la suite, Clash ou Dead Kennedys.
Bobby Fuller quitta ce monde en 1966. Pour des raisons qui resteront sans doute à jamais inconnues.


