Les perruques, suite.
Si la perruque est le recours des mal pourvus (ou des dépourvus) elle peut être aussi celui des timides qui n’osent pas laisser pousser leurs toisons capillaires ou des impatients pour qui tourner à Absalon prendra toujours trop de temps. Dans des temps reculés peu tolérants quant aux excentricités, il fallait un certain courage pour sortir du lot. Quant les flibustiers de Liverpool aux airs de clercs de notaire partirent à l’abordage des côtes de l’Oncle Sam, les collégiens en mal d’identité trouvèrent là un modèle enviable mais difficile à assumer. Il suffit pour s’en convaincre de voir le film de Robert Zemeckis « I want to hold your hand » (1978) chronique des déboires de jeunes américains décidés à rencontrer leurs idoles les Beatles alors que ceux-ci se produisent aux Etats-unis. Le benjamin de ces joyeux pèlerins souffre d’un père tyrannique qui ne supporte pas que son fils se coiffe en bol à pudding. Le malheureux garçon ne se rend pas compte que dans le film, les marchands de perruque abondent. Même Ed Sullivan le savait, se couvrant la tête d’un peu seyant postiche imitant la coiffure des quatre guignols lors de leur passage dans son émission.

Sans plus tarder, voici un florilège des effets dévastateurs de la Beatlemania.
Alfred Hitchcock

Ed Sullivan

Des amateurs?


