Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Les excentriques du Rock’n’Roll.

Aujourd’hui: Bobby Darin

Bobby Darin. Bobby…un prénom qui résonne parfois sinistrement aux oreilles des amateurs de Rock’n’Roll tant il évoque les heurs sombre de notre musique préférée. Bobby en effet cessa d’être un prénom pour devenir un adjectif substantivé désignant les chanteurs fadasses poussant des romances sirupeuses, candidats idéaux au titre de gendre idéal à disqualifier Michel Drucker lui-même. Et cela parce que beaucoup d’entre eux se prénommaient Bobby. D’ou ce qualificatif peu flatteur de « Bobbies » (Sans rapport avec les policiers de sa Majesté)

Mais qu’en était-il de Bobby Darin, sujet de cet article? Il fut souvent considéré comme un Sinatra adolescent, voire un hybride entre Sinatra et le King, fondant Jazz, Rock’n’Roll et romances dans un tout qui l’élevait au-dessus du panier de crabes mollassons et gominés de l’époque. Excellent vocaliste, compositeur (Il offrit à Buddy Holly son fabuleux « Early in the morning » à mi-chemin entre Rock et Gospel) Merveilleux interprète de classiques tel « Mack the knife » ou encore « La mer » de Charles Trénet. Il fut également acteur, notamment dans le très curieux « Pressure point » (1962, Stanley Kramer) Il opéra un virage psychédélique en 1968 avec « Born Walden Robert Casotto » Devant le peu de succès de l’entreprise, il se dirigea ensuite vers la musique Country, ou il n’eut guère plus de chance. En conséquence, il revint à un répertoire de Crooner avant de nous quitter en 1973, mourant d’un arrêt cardiaque.

Un artiste aux talents multiples qui aurait mérité un meilleur sort. A (re) découvrir.


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