Aujourd’hui- Holly, Valens et Big bopper, la chute d’Icare et son élégie tardive.
Le 3 février 1959, un avion s’écrasait dans le ciel de l’Iowa avec à son bord Buddy Holly, Ritchie Valens et Big bopper. Trois étoiles du Rock’n’Roll qui disparaissaient en même temps, marquant pour certains la fin d’une époque, du Rock’n’Roll, voire de la musique tout court…
Un instant. Nous sommes encore en plein été, n’est pas un article un peu tardif pour commémorer un événement survenu en hiver? A cela je réponds: c’est mon blog, je fais ce que je veux. Et puis, été ou pas, cela remonte pile (Ou presque!) à soixante cinq ans.
Ce point de détail réglé, continuons. Donc, ce 3 février fut et reste une date funeste et symbolique dans l’histoire de la musique populaire dans le monde Anglo-saxon. Elle sonne la fin d’une ère et en annonce une autre à la toute fin d’une décennie. Et constitue déjà un héritage dans lequel se servent quelques débutants qui ne vont pas tarder à exploser. En particulier les Beatles. Quelques années plus tard, le quatuor de Liverpool explosera, contribuant à changer non seulement le paysage musical mais aussi à porter les aspirations d’une génération et parfois ses errements. Ils fourniront la bande son d’une époque (Accompagnés de Dylan, il ne faut pas l’oublier) de ses rêves et de ses désillusions. Les années 60 commencèrent par les innocents « Yeah yeah yeah » des garçons du Nord, elles continuèrent par la végétation exubérante des fleurs et des cheveux pour s’achever par le carnage d’Altamont.

Les lendemains de cuite sont douloureux. Les années 70 ne firent pas exception à la règle. C’est là qu’on se rend compte des erreurs, des échecs et des désillusions. Et qu’on voudrait tout recommencer. Au moins revivre le meilleur.
Ce fut sans nul doute ce qui passa par le coeur et l’esprit du chanteur Don McLean quant il composa « American pie », seul « tube » de sa carrière, qui évoque en huit minutes cette page d’histoire résumée plus haut. Cela et plus. Les Beatles et Dylan, le Flower power bien sûr, mais aussi l’affaire Manson, l’assassinat de Kennedy et la guerre du Vietnam. Et Altamont comme point final sinistre de cette période.
Tout cela est la suite et la triste fin de l’aventure que Holly et ses pairs avaient contribué à mettre en place. Le regret exprimé dans la chanson est que cette aventure ait tourné si mal, telle une perte de la virginité plus que douloureuse, dépassant la nécessité inévitable de grandir, proche en fait du viol.
Bien que sans rapport avec les artistes qui bâtissaient leurs carrières sur la nostalgie, McLean expliquait fort bien dans ses vers sa source. Tant et si bien que le groupe de Ian Hunter, Mott the Hoople, avait choisi le titre de McLean pour introduire ses concerts lors de sa tournée américaine de 1972. En l’arrêtant lors du vers: »The day the music died »…


La musique peut mourir. Mais elle peut revivre. Qu’en pensez-vous?
A bientôt!
