Aujourd’hui: »Simone Barbès ou la vertu » de Marie Claude Treilhou (1979)
La nuit de Simone, ouvreuse dans un cinéma porno, depuis ses dernières heures de service jusqu’à sa rencontre avec un étrange moustachu en passant par son rendez-vous manqué avec sa petite amie dans une boite de nuit pour lesbiennes.
« Simone Barbès ou la vertu », réalisé par une ancienne collaboratrice de Paul Vecchiali (Qui a participé au montage) au sein de l’éphémère collectif « La diagonale » (Par ailleurs impliqué dans la production de « West Indies; les nègres marrons de la liberté » de Med Hondo déjà évoqué ici) relève d’une de ces tentatives de cinéma expérimental comme il y en avait tant au cours des années 70. Pour le meilleur et pour le pire. Ici, il s’agit plutôt du meilleur avec cette tranche de vie d’une marginale dans son environnement quotidien avec ses pittoresque, son tragique et, surtout, ses solitudes. On y trouve des marqueurs d’époque, le cinéma porno, le Punk Rock (Avec l’apparition du groupe 12 degrés 5 dont la chanteuse devint institutrice) et des vestiges d’un temps révolu qui s’accrochent cependant via la chanteuse lesbienne décatie. Il y a les clients tous plus ou moins excentriques du cinéma, la boite de nuit avec son cadre kitsch et l’accoutrement des serveuses. Le tragique, avec le meurtre qui survient au milieu du récit. La solitude, enfin, qui concerne tout le monde. Des clients, des femmes de la boite de nuit et, bien sûr, celle de Simone. Et du moustachu qui la prend en stop. Pour cela, cette troisième partie est la plus importante, car c’est celle qui expose comme un point culminant le propos de la réalisatrice. La solitude (Evidemment!) mais plus encore l’impossibilité d’en sortir. En effet, la complicité entre ces deux inconnus ne durera que le temps d’un trajet en voiture.
Un grand film sur l’isolement en milieu urbain.





Façade du « Cinévog », temple du porno aujourd’hui disparu. A noter parmi les films programmés « Entrez vite, vite, je mouille » réalisé par Jean Pierre Bouyxou.

A bientôt!
