Aujourd’hui: « Le téléphone sonne toujours deux fois » de Jean Pierre Vergne (1985)
Aidé de sa bande de copains, le détective privé Marc Elbichon (Marcel Bichon, en fait) traque un maniaque qui assassine des femmes au moyen d’un téléphone avant de leur enfoncer le cadran au milieu du front.
Les Inconnus étaient alors cinq. Bourdon, Campan, Légitimus avaient encore au sein de leur collectif Samin (Depuis reconverti dans la restauration) et Seymour Brussel (Depuis reconverti dans les médecines douces) Ils sortaient du « Théâtre de Bouvard » émission aux petits moyens mais aux grandes audiences qui ouvrit la porte à bien des comédiens. Au point que le film employant les acteurs sortis de cette pouponnière était devenu un genre en soi. De tout les essais qui en relèvent, « Le téléphone sonne toujours deux fois » ne fut pas, loin de là, le pire.
« Le téléphone sonne toujours deux fois » est une comédie parodique et absurde au bon sens du terme. Référentiel avec discrétion (Voir le look à la Bogart de Didier Bourdon) nonsensique avec sa galerie de personnages excentrique servie par une pléthore de vedettes invitées (Ce qui tourne parfois à l’inventaire, mais bon…) et son univers désincarné, presque irréel. Toutefois, les auteurs -également interprètes- n’oublient pas de raconter une histoire, laquelle relie un des personnages à l’assassin au téléphone. Certes, il y a des défauts, de maladresse et d’excès propres aux débutants, un manque de rigueur et de rythme. Toutefois, la chose présente assez d’intérêt pour mériter le coup d’oeil. Chacun est libre de préférer « Les trois frères’ réalisé dix ans plus tard et sans doute mieux construit et plus crédible. Mais si « Le téléphone… » n’est pas sans faiblesses ni un chef d’oeuvre, il a un charme certain.
A bientôt!

















