Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma américain

Aujourd’hui: « Appelez moi Bruce/They call me Bruce » de Elliot Hong (1983)

Yoon, jeune cuisinier d’origine chinoise au service de pontes de la Mafia est un jour chargé par ces derniers de convoyer un stock de drogue de la Californie jusqu’à New York. A l’insu de son plein gré, il va sans dire. Hélas pour la Mafia, c’est sans compter les concurrents, les agents fédéraux et, surtout, la maladresse -sinon la bêtise- de Yoon.

Inspiré par mon précédent article sur les ninjas, je poursuis dans ma veine mi-asiatique/mi-américaine avec ce « Appelez moi Bruce » qui prenait le contre-pied de la Brucesploitation ou des aspirants Bruce Lee exposaient leurs prouesses en poussant encore plus de cris que leur modèle. Ici au contraire, le « Bruce » du titre montre une inaptitude constante aux arts martiaux (Voir l’usage très personnel qu’il fait du nunchaku) et ne doit son surnom qu’à sa vague ressemblance avec l’idole susmentionnée.

Il s’agit donc d’une parodie. Et qui ne brille pas par la légèreté. Les gags scatologiques s’accumulent telles les mises en demeures sur le palier d’un squatteur. Mais c’est drôle. Et parfois inattendu. Notamment lors de la scène du boss criminel adepte des raclées sensuelles et autres coups de fouet qui reproche à sa maîtresse – et porte-flingue- de mal choisir son moment pour le battre.

Je préfère ne pas en dire plus afin de ne pas gâcher le plaisir de votre éventuelle découverte de cette comédie à mi-chemin entre les Kung fu comédies de Hong Kong et « The last dragon » de Michael Schultz sorti deux ans plus tard.

Une dernière chose avant de finir, le message profond et emprunt d’une profondeur bouddhique: « L’argent n’est pas le plus important dans la vie, le plus important c’est les nanas et les boules! » Dont acte.


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