Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Histoires de masques, le retour!

Dans mon article sur le carnaval, j’avais oublié l’un des groupes les plus célèbres de porteurs de masques: les ninjas. Cette société de guerriers d’assassins et d’espions qui dura jusqu’à la disparition complète du monde traditionnel nippon au début du XXè siècle. Ils laissèrent un héritage à l’armée nationale et plus encore dans l’imaginaire collectif de leurs pays avant de conquérir celui du monde. Pour le meilleur et pour le pire.

La source de cette cinématographie peut se situer en 1963 avec « Castle of owls/Ninja hicho Fukuro no Shiro » de Masahiro Shinoda, évocation sérieuse de cette confrérie. Le film connut un assez grand succès pour engendrer des suites ainsi que des imitations. Cela explique-t-il la présence de ninjas dans le James Bond « On ne vit que deux fois/You only live twice » de Lewis Gilbert (1967) ? Mystère, en tout cas, ce fut la première fois que ces personnages apparurent dans le cinéma occidental.

« Castle of owls »

« On ne vit que deux fois »

Cet article ne prétendant pas à l’exhaustivité, je passerais sur les précurseurs du genre pour arriver en l’an de grâce 1980. Franco Nero, légende du cinéma italien (Django pour l’éternité) se retrouva à jouer un ninja blanc suite à une rencontre lors d’un coquetèle avec le duo de producteurs israélien Menahem Golan/Yoram Globus. Il en résulta « Enter the ninja/L ‘implacable ninja » réalisé par Manahem Golan. Nero y était opposé à Sho Kosugi, lequel devint le héros des opus qui succédèrent à l’opus de Goaln. Cela valit mieux, Kosugi étant un authentique artiste martial, ce qui n’était pas le cas de Nero, doublé pour la plupart des scènes d’action. Bien que peu reluisante, la chose demeurait acceptable en regard de ce qui suivit. Entre les ninjas militaires américains stationnés aux Philippines (L’Afrique du sud en fait, le vrai lieu de tournage de certains de ces films employés alors que les émeutes faisaient rage dans les ghettos locaux) Le ninja réincarné en sémillante prof d’Aérobic (Ninja III, the domination) et j’en passe et des pires, comme dirait le professeur Rolin.

« L’implacable ninja »

Sho Kosugi

L’Asie ne fut pas en reste en particulier Hong Kong via les productions Filmark de l’inénarrable Godfrey Ho, spécialiste du recyclage à l’infini (Ah la même scène de téléphone réutilisée dans pas moins de dix films!) fit sa fortune grâce à une interminable série consacrée au sujet pour le moins croquignolette. Ninjas en rouge, fuschia, voire jaune poussin, toujours joués par des occidentaux, Richard Harrison en premier lieu. Triste fin de carrière pour cette figure du Western italien.

Sur ce, je vous laisse. Peut être vous parlerai-je des ninjas turcs, mais ce n’est pas tout à fait le même sujet. A bientôt!


Laisser un commentaire