Erreur sur la personne.
Des Olivensteins. Vrais ou faux.
La confusion des noms entraîne parfois des malentendus tragiques. En voici une et pas des moindres entre un brillant psychiatre et de jeunes freluquets normands, les seconds ayant emprunté son nom au premier. Pour les plus jeunes et pour les amnésiques, il convient de remettre les choses en contexte et se replonger par là même au coeur des années Giscard.
C’était en 1977, et le docteur Olivenstein était alors une personnalité fort médiatique. Pionnier des soins destinés aux toxicomanes, auteur de nombreux livres parmi lesquels « La drogue et la vie » ou encore « Il n’y a pas de drogués heureux » (Voir photo) Souvent invité sur les plateaux télé, il était une sorte d’Abbé Pierre des drogués. Un personnage respectable donc. Dont nul n’aurait imaginé qu’il put devenir un objet de dérision. Et pourtant ce fut le cas.




Parallèlement, à Rouen, un certain Gilles Tandy forme avec trois copains un groupe dans la mouvance Punk qui connaissait son apogée. Il trouve malin de nommer son collectif « Les Olivensteins » avant d’enregistre un 45 tours autoproduit contenant des chansons aux titres annonçant la couleur « Fier de ne rien faire » ou « Pétain Darlan, c’était le bon temps » voire « Patrick Henry est innocent ». Lancés par Patrice Blanc-Francart via son émission « Loup garou » sur France Inter (Ah, le bon de temps de France Inter sans Guillaume Meurice) les joyeux drilles remportent un certain succès, se traduisant par de nombreux concerts et la promesse d’un contrat chez Barclay. Hélas, l’histoire qui commençait si bien fut interrompue par le docteur homonyme qui ne goûtait pas la plaisanterie. Sans compter les pressions des Renseignements généraux. Si on peut plus rigoler. Il en résulta la dissolution du groupe qui eut une reconnaissance tardive à la fin des années 80 en figurant sur la compilation Skydog « Les 30 plus grands succès du Punk »
Pour une fois, je ne dirai pas « A bientôt » mais….


