Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Les excentriques du Rock’n’Roll.

Aujourd’hui: Jimmy Wages.

Sun records! Une des firmes mythiques de Memphis, son logo doré et sa pléthore d’artistes entrés dans la légende, Elvis, Jerry Lee, the big « O » ou l’homme en noir. Autant de raisons qui valurent au label de Sam Phillips d’être surnommé « L’empire du soleil ». Mais si pour quelques uns la firme fut un tremplin, il en alla tout autrement de beaucoup d’autres qui ne sombrèrent même pas dans l’oubli: ils n’eurent droit qu’à l’indifférence, avec comme lot de consolation une reconnaissance tardive due au Rockabilly revival des années 70/80.

Jimmy Wages fut un de ces malchanceux, et sans doute l’un des plus mal lotis, ses chansons n’ayant été publiées que bien après leur enregistrement….en 1957.

Mais qu’en est-il des titres en question? Une ballade « Heartbreakin’ love » et surtout, surtout deux déflagrations sauvages « Miss Pearl » et plus encore « Take me » (Egalement intitulée « Garden of evil ») ou le chanteur à la fois implorant et furieux supplie une belle de le sorti du « Jardin du mal » autrement dit L’Enfer dont il est prisonnier. Primitif, un brin maladroit mais plein d’un génie instinctif, « Take me » est un classique à ranger aux côtés de « Love me  » du Phantom ou de « Please give me something » de Bill Allen. Ce n’était pas le Punk avant le Punk, ni le Métal avant le Métal. C’était déjà le Punk et le Métal!

Jimmy Wages accepta cependant avec sagesse son obscurité, tournant dans les clubs jusqu’en Californie. Il s’éteignit en 1999.


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