Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Les excentriques du Rock’n’Roll.

Aujourd’hui: Le match Jimmy Dean/Marvin Rainwater

Pour ce qui concerne le thème de cet article, le terme de Rock’n’Roll n’est peut-être pas approprié en cela que le titre dont il est question relève plutôt de la musique Country, en l’occurrence « Big bad John » de Jimmy Dean qui relève bel et bien du Country and Western. Toutefois, il n’est pas complètement déplacé, le Rock’n’Roll et plus spécialement son prédécesseur le Rockabilly, sont issus de la musique traditionnelle américaine. A laquelle certains artistes dans les années 50 ajoutèrent une bonne dose de rythme.

Le titre qui nous occupe aujourd’hui appartient de surcroît à un sous-genre de son genre: le chant parlé (Talk over, en anglais) vecteur idéal pour raconter une histoire comme c’est le cas ici. En l’espèce, celle de Big bad John mineur taciturne au physique de colosse au passé obscur et sans doute violent. Si le mystère demeure quant au héros, ce dernier s’en révèle vraiment un en sauvant ses camarades lors d’un accident dans le puits. Au prix de sa vie. Pour lui rendre hommage, les mineurs survivants laissent une plaque à l’endroit de son décès.

« Big bad John » remporta un grand succès dépassant les frontières des Etats unis jusqu’à connaître une traduction en..Hébreu! Mais avant d’en venir là, le titre fit l’objet d’un détournement par un artiste partagé entre Rock’n’Roll et Country Marvin Rainwater qui transforma « Big bad John » en « Tough top cat » histoire allégorique d’un dur redouté de tous mais succombe finalement aux coups de plus fort que lui. Comme dans le récit tragique du mineur colossal, un dernier hommage est rendu au défunt sous la forme d’un mot laissé dans une poubelle (On dirait une scène des « Affranchis ») ce qui est logique, le « Tough top » du titre désignant en anglais américain le couvercle des poubelles. Si le texte et l’arrangement diffèrent, la mélodie et le rythme sont identiques.

Il n’est pas possible de parler de plagiat ici, mais plutôt d’adaptation, aussi intéressante que le morceau d’origine. Par ailleurs, l’un autant que l’autre rappellent que le chant parlé est aussi vieux que la musique elle-même. Y compris Classique ainsi que le prouvent les oeuvres d’Alban Berg. Un principe auquel d’autres se frotteront plus tard tel Frank Zappa avec son inénarrable « Thing fish » et malheureusement le Rap.

A bientôt!


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