C’est la vie! Ou quand le Rock’n’Roll lorgne vers la France.

« C’est la vie! » Cette expression nous est à jamais accolée par les anglophones tel le poisson d’un éternel 1er avril. A croire que nous passerions notre temps à le dire, et vont jusqu’à la glisser au détour d’une chanson comme Chuck Berry dans « You never can tell »
Quoiqu’il en soit, et plus sérieusement, les musiciens américains ont souvent puisé dans notre patrimoine et, notamment, notre langue. (D’ailleurs, pour mémoire, la moitié des mots anglais sont français) Ils ont en cela suivi un mouvement général quand il s’est agi de chansons remportant un succès mondial. Il en fut ainsi de « Plaisir d’amour » (A l’origine « La romance du chevrier » inspirée par la nouvelle de Jean Pierre Claris de Florian au compositeur Jean Paul-Egide Martini en 1784) dont l’énumération des interprètes tiendrait dans « L’indicateur des chemins de fer ». Outre les nombreuses versions françaises, il y eut des versions américaines qui en gardèrent la mélodie mais sans forcément en conserver les paroles. La plus connue de ces interprétations est évidemment celle du King enregistré au sein de la bande originale du film « Sous le ciel bleu d’Hawai/ Blue Hawai » en 1961. Le titre marqua à ce point les esprits que Elvis en fit la clôture de ses spectacles dans les années 70.


Ce ne fut pas le seul flirt d’Elvis avec la France (Sans compter son bref séjour à Paris lors d’une permission durant son service militaire en Allemagne, une capitale loin de la mère Hidalgo) Il reprit également « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud sous le titre « Let it be me » à la fin des années 60. Il avait cependant été devancé par les Everly Brothers en 1960, sauf erreur de ma part.



Décidément porté sur Bécaud, Elvis piocha de nouveau dans le répertoire de ce dernier en reprenant « Et maintenant… » sous le titre « What now my love » qui fut un des morceaux phares du fameux concert d’Hawai en 1973.


A suivre….
