Les excentriques du Rock’n’Roll.
Aujourd’hui: Stud Cole.
La Pompadour impeccable, le t-shirt et une moue entre le Brando de « L’équipée sauvage » et Elvis. Le dénommé Stud Cole semble sorti tout droit des Fifties. Et pourtant…et pourtant. Son unique album date de 1968. Aussi a-t-il toute sa place dans cette rubrique « Les excentriques du Rock’n’Roll » car de par son allure et sa musique, l’homme se démarquait de tout. Y compris du revivalisme Fifties émergent en cette fin d’années 60. Loin de la parodie du « Cruisin’ with Ruben and the Jets » de Frank Zappa ou de l’hommage plus ou moins déguisé (Les clins d’oeil des Beatles à Chuck Berry du « White album » ou encore Fleetwood Mac se transformant en Rockers le temps d’un 45 tours sous le nom de « Earl Vince and the Valiants) Encore plus loin de Sha Na Na, respectueux mais guère sérieux. Cole pratiquait une fusion entre Rock’n’Roll classique et Garage saupoudré d’une dose de psychédélisme et de textes ésotériques, tel « Burn baby burn » et surtout « The Devil’s comin’ »
Un coup de maître qui tout en revendiquant ses racines Fifties échappait au piège du copié/collé qui demeura sans successeur. Cole, né à Buffalo et Patrick Anthony Tirone, s’évapora dans la nature, ne refaisant parler de lui qu’à sa mort en 1997 à l’âge de 54 ans.




