Michel Jazy
Courir. A priori, la chose la plus naturelle au monde. Tout le monde court ou a courut après n’importe quoi. Un bus, un train, l’argent, l’amour. Mais certains courent pour courir et le font mieux que d’autres. Ils ont commencé autour de la ferme de leurs parents, en allant à l »école quant il fallait encore user sa galoche pour s’instruire. Courir pour s’échapper. Courir pour échapper à quelque chose. Courir pour courir. La course contre la montre, selon l’expression consacrée, c’est la course contre le temps. Et celui qui la gagne remporte une victoire éphémère contre ce foutu temps qui finit toujours pas nous battre.
La course… qui n’est pas tant contre l’autre que contre soi. La solitude du coureur de fond. Michel Jazy ne fut pas le seul à l’incarner, mais peut-être le fit-il avec plus de panache que ses collègues. En tout cas, il incarnait une France qui savait fabriquer des français (Jazy était de souche polonaise) et le mérite. Une France qui demeurait unie en dépit de divergences inévitables.
Quelques images pour se souvenir. Et, pourquoi pas, en tirer une inspiration.



