Avant la marche…
On nous a rebattu les oreilles avec la Marche des fiertés comme le veut l’usage de la saison. Oui, vous savez ce défilé d’emplumés qui se veut une ode à la tolérance et dont les participants n’ont rien de plus pressé que de houspiller (Voire pire!) quiconque dévie de leur ligne. Comme si la laideur et le ridicule de ce carnaval ne suffisait pas. Ah la marche! train aux wagons multiples faucille et gode-ceinture, marteau et digue dentaire, Hayek, Marcuse et Marx. Tout ça pour le même prix. Avec par dessus le marché une vulgarité qui me rappelle la phrase de Nietzsche: « Quand l’esprit descend dans la rue, il devient populace. » Sans compter les doléances.
« Défendons nos droits » « Ensemble on a moins peur » Mais peur de quoi? Depuis 1981, les carcans enserrant les homosexuels ont disparus. Entre l’abrogation du paragraphe 175 (Héritage de l’occupation nazie), le PACS et le mariage pour tous (D’ailleurs fort peu suivi) existe-y-il encore des raisons pour jouer ce rôle de pleureuse institutionnalisée? Soit, il reste bien des gens, pas toujours bien fins il faut le dire, pour y aller de leur rengaine contre ceux qui « en sont ». Et bien entendu les ordures qui tendent des pièges via Internet. Mais autrement? S’allier aux islamistes au nom de l’intersectionnalité et ainsi poser sa propre tête sur le billot. Oui, ça ce serait un risque.
Hélas, une génération inculte et fière de l’être ne s’en rend pas compte. Elle ne connait rien et s’en vante. Elle ne sait donc rien de cette époque ou la différence se portait avec d’autant plus d’élégance qu’elle était bien plus difficile à vivre. Et qu’on ne vienne pas me traiter d’homophobe, de transphobe ou que sais-je encore. Ce serait oublier l’objet de mon premier roman « Le charme secret de Vicky Lynn » Alors vos gueules les mouettes!
Bon, avant de commencer, j’entends déjà les récriminations, les noms d’oiseaux de ceux qui me considèrent comme un indécrottable passéiste en quoi ils ont pour une bonne part raison. Toutefois, afin de surprendre ces derniers, il y aura une personnalité à laquelle ils ne s’attendent sûrement pas.
Comme la transsexualité est dans l’air du temps (Et accessoirement le thème d’un de mes livres) la galerie de portraits qui suit sera centrée sur des personnes transgenres éminentes.
Coccinelle.
Née deux fois, homme d’abord en 1931, transgenre en 1958, Coccinelle resta presque jusqu’au bout sous les feux de la rampe. Depuis ses débuts sur scène à ses innombrables prestations télévisuelles en passant par son éphémère mariage avec le journaliste sportif Francis Paul Bonnet, sa vie fut non un roman mais un spectacle permanent. Protectrice de Bambi (Voir plus bas) et infatigable globe-trotteuse, une légende.

Bambi
Marie Pierre Pruvot, née en Algérie en 1935 sous le nom de Jean Pierre Pruvot. D’abord danseuse, puis professeur de français, détentrice d’une maîtrise sur l’oeuvre de Marcel Proust. Elle publia son autobiographie avant de se consacrer à l’écriture de romans relevant du registre de l’autofiction. Elle défendit également avec ardeur la langue Française dans une série d’articles parus dans « Le Monde » déplorant son déclin.

Maud Marin
Première personne transgenre nommée avocate, Maud Marin connut grandeurs et surtout misères. Contrainte à la prostitution pour raisons financières, elle parvint à s’extraire de ce milieu par sa volonté et grâce au soutien de Simone Veil avant d’entrer dans la lumière suite à la publication de son récit autobiographique « Le saut de l’ange » en 1987, lequel fut un très grand succès de librairie. Hélas, elle perdit ce capital de sympathie suite à la publication de son livre « Pitié pour les victimes ». Elle dénonçait dans cet ouvrage le rôle de l’Algérie dans l’attentat du RER Saint Michel en 1995., ce qui lui valut sa radiation du barreau de Paris. En mal d’appuis, Maud Marin se tourna vers Jean Marie Le Pen et Serge de Beketch qui l’invitait fréquemment sur Radio Courtoisie. Hélas, ces soutiens ne l’aidèrent pas à éviter la misère, l’obligeant à se retirer dans le Lot ou elle vit toujours.
C’est dégueulasse.

Samantha Boulogne
Finissons sur une note un peu plus gaie avec Samantha Boulogne, personnage hautement médiatisé et figure haute en couleurs, prostituée transsexuelle sans complexes et sans revendications sollicitée partout et parfois là ou ne l’attend pas (Comme dans la curieuse série Internet « Raoul, l’homme tranquille » disponible sur YouTube, allez y voir, ça vaut le détour!) Pas la peine d’en dire plus, le personnage est suffisamment connu pour devoir en rajouter! So long Sam!
Samantha Boulogne (Au centre de la photo)

