Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Ode à la casquette de moto.

La casquette de moto, emblématique du Rock’n’Roll section vroum vroum, ou du bon usage du pot d’échappement pour faire chier mon voisin qu’est gendarme. Popularisée par Marlon Brando dans le film légendaire « L’équipée sauvage » elle fut immédiatement associée à l’image du beau voyou. Désormais elle appartient au musée comme diraient ces larves des Inrocks, et ramène à une délinquance d’un passé pas si doux, celui ou une certaine criminalité se formait au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, composée d’anciens combattants en mal de vie dangereuse. Ainsi émergèrent les gangs de motards dont l’acte naissance furent les émeutes de Hollister en 1947, et qui fut le sujet de la nouvelle de Frank Rooney « L’assaut des motards » qui elle-même donna naissance au script de « L’équipée sauvage » Mais au moins les loubards de cette ère n’usaient-ils pas leurs pneus sur le linoléum des centres commerciaux, n’est-ce pas Lola Quivoron?

Portée par le King et par des milliers d’anonymes, récupérée par le milieu homo, parodiée dans les hideux films de plage des années 60, remise au goût du jour par les punks via Joe Strummer puis par le regretté Nick Curran, ancien espoir du Rockabilly texan, la gapette motocycliste aura bien mérité de la patrie. Quant aux ricaneurs qui auront pour tout argument à opposer à cet accessoire un « C’est vieux! » digne de leurs cervelles déficientes, il faudra répondre que non, ce n’est pas vieux, c’est classique et, oui, le Rock’n’Roll ne mourra jamais. Enfin, je suggérerais à ces penseurs de rendre plus profonde leurs pensée en l’inscrivant au feutre sur une bouteille vide et de se la carrer dans les tréfonds de leur anus. Qu’on me pardonne d’être aussi vulgaire, mais ce soir je suis énervé.

Compilations Doo Wop. Choix étrange si on considère la douceur de la musique contrastant avec l’image « dure » du motard.

Rockers britanniques.

A suivre…


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