Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

« Police! »Suite.

« American graffiti; la suite/ More American graffiti » de Bill L. Norton (USA, 1979)

Le destin de quatre jeunes américains à travers quatre Saint Sylvestre de quatre années différentes pendant les années 60.

Je passe rapidement sur cette suite improbable mais finalement habile pour me concentrer sur une séquence qui voit le retour d’un personnage déjà apparu dans l’opus précédent, Bob Falfa toujours incarné par Harrison Ford. Eh oui, Bob Falfa, l’homme au chapeau de cow boy qui lançait un défi automobile à Paul Le Mat. Il revient ici en flic réac qui malmène du hippie et montre que les anciens rebelles passent du côté du pouvoir dès lors qu’ils se font doubler sur leur gauche. Bon, au suivant!

« Pinot, simple flic » de Gérard Jugnot (France, 1984)

Pinot, agent de police ordinaire, un peu lâche, très gauchemais plein de bonne volonté se met en tête de sauver du trottoir une paumée tombée sous la coupe d’un proxénète de bas étage.

Là on est dans le registre « héros du quotidien » ainsi que dans une histoire de rédemption. Le Pinot du titre ne manque pas de défauts mais il a aussi des qualités, la première étant la lucidité. C’est cela qui le mène à vouloir se racheter et à accomplir sa mission. Enfin. Outre cet aspect psychologique, le film moins léger qu’il n’y paraît en cela que, sans trop appuyer, il montre le déclin de l’image du policier dans l’opinion publique.

A noter parmi les apparitions que compte la distribution, celle de Sim en photographe porno et Christophe Clark, grande vedette du X d’alors, dans le rôle de son modèle.

« Maniac cop » de William Lustig (USA, 1988)

Un policier tué en prison revient d’entre les morts pour semer la terreur.

Et pour finir, un crossover. Non, un hybride. Parlons français. Entre polar et fantastique horrifique. Comme souvent dans ce type de récit, l’homme revenu d’entre les morts joue le rôle de la mauvaise conscience et c’est particulièrement dans le cas de ce flic trahi par ses collègues, emprisonné puis assassiné par ses co-détenus. Un paria parmi les parias qui enfonce un peu plus le clou de la déconsidération dont ce métier fait l’objet. Et c’était particulièrement vrai à l’époque du tournage, quand New York était encore un coupe-gorge avant l’élection de Giuliani.

A noter une distribution quatre étoiles réunissant des gueules de la Série B américaine, Tom Atkins, Richard Roundtree, William Smith, et surtout l’interprète du rôle titre à la mâchoire surdéveloppée: Robert Z’dar!


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