En regardant ma série sur les éclopés, je me suis rendu compte qu’il manquait quelque chose…mais quoi? Mais les bossus voyons! Bossus pathétiques sur le modèle de Quasimodo, dont la laideur repoussante cache un coeur d’or. Bossus méprisés, amoureux transis jusqu’au sacrifice. Bossus qui paient leur amour de leur vie comme Quasimodo mais aussi le bien moins fréquentable bossu de la morgue du prolifique Paul Naschy. Ou, sans aller jusque là, les bossus qui tel Toine dans « Nais » de Pagnol cèdent leur place au beau garçon et vont jusqu’à leur sauver la mise. Bossus sans grades, même pas rédimés par l’amour, juste bons à ramasser des coups de fouet comme ceux qui hantent les films de série Z du new yorkais fou Andy Milligan. Et bien sûr, faux bossus qui cachent de vaillants bretteurs justiciers, Jean Marais ou Jean Piat. Et pour finir, le bossu pour rire, Marty Feldman parodie des serviteurs difformes qui ornaient les châteaux en noir et blancs des films gothiques de l’Universal.
Sur ce, sous le patronage d’Anthony Quinn et de Gina Lollobrigida, bon voyage au pays des dromadaires humains!
« Notre Dame de Paris » de Jean Delannoy (1956) Bien avant « Notre drame de Paris » Madame Hidalgo.

Fernandel dans « Nais » de Marcel Pagnol et Raymond Leboursier (1945)

Jean Marais dans « Le bossu » de André Hunebelle (1959)

Jean Piat dans « Le bossu » de Jean Pierre Decourt (1967)

Le bossu de service chez Andy Milligan dans « The ghastly ones » (1968)…..

….dans « Guru the mad monk » (1970)

Paul Naschy dans « Le bossu de la morgue/El jojobado de la morgue » de Javier Aguirre (1971)

Marty Feldman dans « Frankenstein Junior/ Young Frankenstein » de Mel Brooks (1975) Pour l’anecdote, Feldman fut vraiment pris pour un monstre lors d’une émission de télévision ou il assurait la promotion du film aux USA.

A bientôt!
