Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Pardonnez moi mon père car j’ai filmé. Les prêtres au cinéma.

Il y a les prêtres sérieux, de ceux qui convertissent la plus résolue des mécréantes (communiste, qui plus est) dans « Léon Morin, prêtre ». Prêtres historiques comme l’authentique Abbé Dubois, conseiller de Philippe d’Orléans qui connaissait l’argent mais ne savait pas dire la messe dans « Que la fête commence » Prêtres souffre-douleur comme Jean Pol Dubois dans « Anthracite ». Prêtres empêtrés dans leur ancienne vie – celle qui leur donnait le droit à la chair- comme Alain Delon dans « Doucement les basses » Prêtres qui ne dédaignent pas la finance et se laissent même aller à écouter de la musique Pop dans « Moi y’en a vouloir des sous » Et enfin les prêtres pour rire dont l’incarnation ultime fut « Mon curé » personnage récurrent de nombreux livres avant d’être agrafé par le cinéma et ce jusqu’au début des années 80 avec les inénarrables Paul Préboist et Maurice Risch qui enterrèrent à tour de rôle cette figure mythique de l’humour à la française.

Sur ce, embarquons nous pour un voyage au pays des soutanes vu par le grand écran sous le haut patronage de Jacques Legras, inoubliable prêtre du « Petit baigneur » de Robert Dhéry, à jamais curé de « Notre dame des courants d’air »!

Alain Delon dans « Doucement les basses » de Jacques Deray (1971) Une des rares comédies tournées par Delon et qui a pour décor ma région la Bretagne!

Belmondo, curé séducteur, au nom de Dieu, ou du sien? « Léon Morin Prêtre » de Jean Pierre Melville (1961)

Jean Rochefort, cynique Abbé Dubois de « Que la fête commence » de Bertrand Tavernier (1976)

« Anthracite » de Edouard Niermans (1979) Anthracite dans l’histoire, c’est sobriquet que des élèves indisciplinés d’un collège de jésuites ont donné à un prêtre dont ils ont fait leur souffre-douleurs. Il n’est pas interprété par Bruno Cremer comme le laisserait supposer la photo ci-dessous mais par Jean Pol Dubois dont je n’ai pu trouver d’images satisfaisantes. Un film sobre et curieusement cruel et humain, bref d’une grande singularité. Le réalisateur Edouard Niermans eut une carrière peu prolifique. On peut retenir un étrange polar « Poussière d’ange » (1987) qui offrait un de ses meilleurs rôles à Bernard Giraudeau.

Michel Serrault, prêtre magouilleur de « Moi y’en a vouloir des sous » de Jean Yanne (1973) Horrible prestation du groupe Magma offerte en prime.

Pual Préboist missionnaire malheureux de « Mon curé chez les nudistes » de Robert Thomas (1982

Même chose que le précédent mais avec Maurice Risch.

Enfin, une sélection des « Mon curé… » témoignant du passage du héros crée par Clément Vautel des pages du livre au grand écran (En passant par le théâtre, mais ça c’est une autre histoire!)


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