Pas de Miss Graisse mais un monsieur et même des messieurs Graisse et même Grèce en la personne de Demis Roussos. Suite à ces jeux de mots que certains trouveraient douteux, vous aurez compris qu’il va s’agir dans cet article des obèses. Eh oui, la série continue après les chauves, les borgnes, les estropiés en tout genre, les gros. Appelons un chat un chat et un gros un gros, ancien gros moi-même je peux me le permettre.
Mais bon, on est pas là pour parler de moi mai de quelques larges du corps célèbres français ou étrangers, ayant exercé des activités diverses souvent artistiques mais pas que! Sans plus tarder, embarquons nous pour ce voyage qui, sans nul doute vous édifiera! Le tout sous le patronage de Sylvan Scolnick!
Sylvan »Cherry hill fats » Scolnick, donc, c’est le monsieur en bas sur la photo. 375 kilos qu’il attrapa à la fin de sa carrière d’haltérophile. Il se reconvertit ensuite en escroc offrant ses services à la pègre de Philadelphie dans les années 60 dont il devint une figure, exerçant pour cette dernière son art dans plusieurs domaines, notamment celui des cartes bancaires. Quant les choses se mirent à chauffer pour son matricule, il sauva sa peau pachydermique en devenant une balance pour le FBI. Comme nombre de ses semblables. Henry Hill sort de ce corps! Puis, en bon fils de son pays, il vendit son histoire qui devint un livre « Alias Big cherry », lequel devint un film homonyme et semble-t-il difficile à trouver de nos jours. Il mourut en 1976, à l’âge de 46 ans. Mais pas plus mince pour autant.



Artemios Roussos plus connu sous le nom de Demis Roussos, mister Grèce, Caruso du Péloponèse (Avait-il un joli palmier en zinc comme dans le poème d’Alfred Jarry?) mais né en Egypte ou il apprit le chant à l’église orthodoxe. Il enregistra avec le groupe Aphrodite’s child en 1968 la pluie et les larmes . Cet immense succès suscita sous les crânes chevelus d’alors quelques interrogations. Cette pluie et ces larmes étaient-elles celles d’un chagrin d’amour ou celles provoquées par les grenades d’un CRS? L’histoire ne le dit pas. Toujours est-il que l’enfant d’Aphrodite mourut en 1973 laissant Vangelis cofondateur du collectif se consacrer à la musique de films et Demis devenir un crooner en caftan, ce qui était bien pratique en regard de ses mensurations grandissantes. A ce propos, j’ai une confidence à vous faire: l’enfant que j’étais était terrifié par le brave Demis, ce gros barbu en robe me semblait anormal et d’autant plus dérangeant qu’il passait dans des émissions aussi grand public que « Bon appétit » ou Mourousi servait la soupe aux vedettes du moment. Bon, ça m’a passé, sans rancune Demis!
Devenu trop énorme en 1980, il se prit en main, perdit cinquante kilos (Mieux que le « J’ai perdu vingt cinq kilos de ce petit joueur de Enrico Macis sur son album « Bravo Enrico ») avant d’en faire un livre comme tous les repentis, fumeurs, alcooliques, délinquants ou fans de Bilal Hassani.
Bon, passons à autre chose!


Vous connaissez mon anglophilie, aussi ne vous étonnerez-vous pas de trouver dans ce dossier la présence d’un sujet de sa très gracieuse Majesté. Et ps des moindres. Alexander Fermor-Hesketh. Fils d’une lignée prestigieuse de la noblesse britannique, il fit le désespoir de ses parents en ne portant AUCUN intérêt au sport. Un crime au Royaume uni. Il se contentait de manger. Jusqu’au jour ou il se prit de passion pour la Formule 1, au point de créer uen écurie de courses immobiles qui vola de succès en succès dans les années 70. A l’aube des années 80, il décida de se ranger en se consacrant à la politique. Sans surprise dans le camp conservateur.

On ne présente plus Carlos, de son vrai nom Jean Chrysostome Dolto, fils d’une célèbre psychanalyste qui apprit à danser à Sylvie Vartan, fit un peu l’acteur mais connut un gigantesque succès avec ses chansons qui démangèrent du popotin des générations entières de vacanciers au camping des flots bleus. Adieu mister Big bisou!

Claude Villers, animateur, journaliste et poète à sa manière. Du « Tribunal des flagrants délires » à « Je vous écris du plus profond de mes rêves », seul un poète pouvait animer des émissions aux titres si pleins de rêves et d’imagination. Claude Villers nous à quitté l’année dernière. RIP.

S’il était possible que les morts revivent, Alfred Jarry serait fondé à exiger des droits d’auteurs aux impudents qui lui empruntent ses créations. Il en fut ainsi pour « Père Ubu » la bande de Cleveland menée par son rotond leader David Thomas. Que dire d’autre? Ben rien, na! Si, une bonne chanson (Du moins à mon avis!) « Waiting for Mary »Même que c’est passé au Top 50. Allez, zou, au suivant!

Pour finir, prononçons une ode à la mémoire de Harris Glenn Milstead plus connu dès lors qu’il enfilait une robe sous le nom de scène de Divine. Pas de photo de l’impétrant en femme, d’ailleurs il en avait marre des fanfreluches à la fin de sa courte vie, bien décidé à jouer des rôles d’hommes. Il se fendit tout de même d’une dernière prestation d’onnagata américain dans « Hairspray » de son ami John Waters. Hélas il mourut peu après, privant de sa présence la série « Mariés deux enfants »

A bientôt!
