Héros et éclopés, suite. Vers d’autres horizons!
Les éclopés ont essaimés un peu partout sur les écrans. Outre le film de sabre, le drame, le fantastique ou le western. Mais aussi dans le polar et la comédie, ou encore dans une adaptation télévisée de Jules Verne.
Un des aveugles les plus teigneux, les plus combatifs fut sans conteste le personnage incarné par Karl Malden dans « Le chat à neuf queues/Il gatto a nove code » de Dario Argento (1971) Enquêteur amateur certes privé de la vue mais de muscle, en témoigne son adresse redoutable à la canne!


Et maintenant, un héros, un vrai! Ce ne fut pas aux halls de Montezuma ni sur les côtes de Tripoli que Ted Vollrath perdit ses jambes mais en Corée lors du conflit qui opposa le pays du matin calme aux USA. Vollrath y portait l’uniforme des Marines et s’il fut amputé d’une partie de sa personne, il ne s’en hissa pas moins aux sommets en devenant le premier champion de karaté handicapé de l’histoire. C’est ce qui s’appelle la force du poignet. Mais pourquoi a-t-il tourné ce nanar policier en 1977 « The amazing Mr No Legs/ L’infernale poursuite » commis par un certain Joie Chitwood?




Il y a des aveugles de naissance, des aveugles par accident, des aveugles volontaires et même des aveugles temporaires tel le vaillant officier cosaque Michel Strogoff imaginé par Jules Verne. Le malheureux a en effet les yeux passés au fer rouge par des malandrins qui le prive de la vue que heureusement il retrouve en cours de récit. A voir (N’est-ce pas Gilbert Montagné?) dans le sympathique feuilleton de Jean Pierre Decourt, grand monsieur de la télévision française.



Il y a l’aveugle pour rire. Le type qui y joue comme Daniel (Claude Brasseur) membre d’une bande de copains jamais sortis de l’adolescence dans « Un éléphant ça trompe énormément » de Yves Robert (1976)

Il existe aussi une variété rare l’aveugle proxénète « Dédé la France » du nanar pas drôle de Jacques Granjouan « Debout les crabes, la mer monte » (1983)

Enfin, il y a l’aveugle obsédé sexuel qui profite de la débâcle de 40 pour enfin « Tirer un petit coup » Il est vrai que ce fils de famille caché par les siens à cause de sa cécité à de quoi faire honte à une lignée de fabricants de lunettes! Sans compter sa grossièreté toujours enrobée d’une diction élégante n’arrange rien. Quant à son obsession sexuelle…Acoquiné à un assassin en fuite suite aux hasards de la guerre, il finira héros de la résistance. Telle est l’histoire de Fernand Le Bâtard dit « Fucking Fernand » d’abord héros du roman de Walter Lewino avant de devenir celui du film de Gérard Mordillat en 1987. Bravo à Thierry Lhermitte qui tenait là un de ses meilleurs rôles, et aux regrettés Jean Yanne, Marie Laforêt et Charlotte Valandrey.



A bientôt!
