Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Les chauves….suite. Au mépris de toutes les règles de la galanterie, j’ai fait passer les hommes d’abord dans ce dossier consacré aux calvities célèbres. Mais bon, l’alopécie nous concernant d’abord? nous les hommes, le nombre devait l’emporter sur la bienséance. Afin de ne pas encourir les foudres de la morale actuelle et de compléter ce dossier, voici une ode à la beauté du crâne lisse au féminin car la calvitie est un droit pour tous, vive la parité!

En avant, sous le patronage de Constance Towers!

« The naked kiss » de Samuel Fuller (1964) Intitulé chez nous « Police spéciale », le film de Fuller est resté célèbre à cause de sa première scène montrant l’héroine au crâne rasé jouée par Constance Towers tabassant à mort un homme avant d’ajuster sa perruque. L’héroine est une prostituée qui se débarrasse de son « protecteur » avant de se tourner vers une vie normale. Pour ceux qui ont lu mon livre « Le charme secret de Vicky Lynn », cette histoire semble un poil familière. A ce titre, j’aurais pu citer ce film comme l’une de mes sources. L’ennui est que si je connaissais l’existence de ce film avant la rédaction de mon roman…. j’en ignorais l’intrigue! Donc, pas de plagiat. Et après tout, il n’existe que trente deux sujets possibles, le reste n’étant qu’affaire de variation.

Persis Khambatta, actrice indienne, connut une gloire éphémère en Occident suite à son apparition dan « Star Trek, le film » en 1979 ou elle était remarquablement chauve. Un comble pour cette femme, alors très connue dans son pays pour sa chevelure. Décidément, 1979 fut l’année des crânes de genou, entre Marlon Brando et son dôme lisse de guerrier philosophe sanguinaire dans « Apocalypse now » et la non moins lisse boule de Miss Khambatta, il y avait de quoi faire. En guise de complément d’information, Persis Khambatta tourna ensuite avec Sylvester Stallone et Rutger Hauer dans le thriller « Les faucons de la nuit » ou elle incarnait la compagne d’un terroriste. Ce fut sa dernière apparition notable, avant une dégringolade dans la série Z italienne.

Ah, Lisette Malidor! Danseuse et chanteuse et accessoirement actrice vouée en raison de sa filiation et de sa coupe de cheveux à des rôles typés, telle cette tueuse à gages/ dominatrice/ tireuse à l’arc dans « Ronde de nuit » de Jean Claude Messiaen (1983) ou elle donnait du fil à retordre à la paire de flics Gérard Lanvin/Eddy Mitchell. Elle apparut par ailleurs dans nombre de films étranges comme « Zoo zéro » de Alain Fleischer (1979, quoi encore un crâne rasé en 1979!) ou « Le roi des cons » de Claude Confortès (1981) et le téléfilm « Un chant de Noel » de Pierre Boutron (1984) inspiré de la nouvelle homonyme de Charles Dickens ou elle incarnait l’esprit des Noels futurs.

Silvana Mangano commença dans la boue de « Riz amer » de Giuseppe de Santis (1949) avant de finir dans les sables de « Dune » de David Lynch (1984), nanar de science fiction inspiré d’un indigeste pavé qui fit les délices des mystiques et des fans de Che Guevara que j’ai évoqué dans ces colonnes. La malheureuse Silvana au milieu d’autres tondues y jouait une devineresse membre de l’ordre des Bene Gesseri. Ne m’en demandez pas plus, ça va comme ça! Pour conclure, on dira que Silvana Mangano mourut cinq ans après le tournage de cette purge. La pauvre, ça l’a fait mourir.

Pour finr, l’hymne des femmes chauves « Bald headed woman » ou, pour ceux qui ne parlent pas anglais: « Femme chauve »

« I don’t want no bald headed woman, I don’t want no sugar in my coffee… »

Et surtout pas de sucre dans le café! A bientôt!


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