Les excentriques du Rock’n’Roll.
Aujourd’hui: Johnny Kidd and the pirates.
Pour rester avec les borgnes, voici Johnny Kidd, né Frederick Heath puis décédé dans un accident de la route. Entre temps, l’homme trouva à s’occuper en renversant les chaises longues au grand dam des soldats américains qui venaient s’y reposer. Plus sérieusement, Kidd se distingua en contribuant à définir l’identité du rock anglais qui avant lui copiait avec lus ou moins de bonheur le grand devancier US. Ce fut avec « Please don’t touch » en 1959 (On pourrait aussi ajouter « Brand new Cadillac » de Vince Taylor, pour faire bonne mesure) que l’histoire du rock insulaire démarra vraiment. Suivirent « Shakin’ all over », « Growl », « So what » autant de classiques qui tout en ne reniant pas l’héritage américain affirmait une identité typiquement britannique. Rythmique lourde, guitare saturée de réverbération sur lesquelles se posaient des mélodies travaillées. Autant de caractéristiques dont beaucoup de musiciens se souviendront, en particulier ceux versant dans le Hard Rock, de Led Zeppelin à Lemmy de Motorhead.
Outre l’aspect purement musical, Kidd innova en se produisant en pirate et dans un décor de galion, anticipant les déguisements de Bowie et consorts, ou les mises en scènes de Genesis et autres progresseux. Mais l’influence de Kidd ne s’arrêta pas là. Le Pub Rock, prédécesseur du Punk, se référa directement ou indirectement ua capitaine et à son équipage. Un groupe qui revendiqua clairement cette filiation fut le gang de Wilko Johnson et Lee Brilleaux: « Doctor Feelgood »








Et le Punk, alors? Bien après la mort du capitaine, en 1977, les Pirates se reformèrent autour de Mick Green, membre originel, donnant le 33 tours « Out of their skulls » qui força le respect de beaucoup, dont les jeunes à cheveux dressés qui bousculaient cette fin d’années 70.
Une influence plus que durable qui mérite bien un ultime salut au Francis Drake du Rock d’Albion!
