Angelo Mariani, ou l’homme par qui la poudre à éternuer est arrivée. Ou quand la drogue
« Cocaiiiiine!….. » Hurlait la chanteuse réaliste Nitta Jo dans les années 30, dénonçant les méfaits de la poudre blanche. C’était hier, bien avant l’arrivée de « Sniffy » (Ils l’ont piqué aux Inconnus ce nom?) dans nos bureaux de tabac. La cocaine a en effet une longue histoire. Découverte au Pérou, elle y fut d’abord consommée sous sa forme première les feuilles de coca pour ses propriétés que certains disaient énergétiques et d’autres apaisantes. En tous cas, il devint très vite clair que ce végétal mystérieux ne faisait pas que du bien à qui en consommait, ce qui lui valut le nom « D’herbe du Diable » ainsi qu’une interdiction promulguée par le gouvernement. Cette dernière ne fut d’ailleurs jamais appliquée en raison de l’église pour laquelle elle était un commerce autrement plus rentable que l’avoine de curé bien de chez nous.
Au milieu du XIXè siècle, des savants allemands s’intéressèrent au produit qu’ils transformèrent en médicament, retenant l’attention du préparateur en pharmacieet natif de l’île de beauté, Angelo Mariani. Bien que ce dernier ne fut pas insensible aux vertus médicinales supposées des fameuses feuilles, il y vit surtout le profit qu’il pouvait en tirer. Ainsi naquit le vin « Coca Mariani » qui connut un succès foudroyant, révélant le don du savant corse pour la publicité. Tant et si bien que des personnalités éminentes prirent le relais dans l’art de vanter les mérites de la boisson. A ce titre, il est permis de dire que celle-ci fit l’unanimité. De ‘institutrice anrcho-illuminée Louise Michel au Pape Léon XIII (Qui ne quittait jamais sa fiole!) de Sigmund Freud au romancier fou Léon Bloy, du deuxième prix Goncourt Léon Frapié (Encore un Léon écrivain, qui plus est!) à je ne sais plus qui, tout le monde se gorgeait de ce vin étrange censément pourvu e touts les qualités, dont celle de donner des forces. Cet aspect n’échappa pas aux armées qui le distribuèrent aux soldats lors de la Première Guerre Mondiale. Pas chien, les maréchaux renvoyèrent l’ascenseur après la victoire au fabriquant, tressant les louanges du produit au gré de publicités étalées dans la presse d’alors. Parmi ces fringants officiers de L’Armée Française, il y eut Pétain en personne, lequel déclarait « Les français devaient gagner la guerre, car ils avaient pour eux le Coca Mariani, le roi des pinards! » Plus tard le susnommé devait assurer la réclame pour l’eau de Vichy, mais ça c’est une autre histoire!








