Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Les chanteurs qui font l’acteur et….inversement.

Chanson et comédie font souvent ménage. Pas forcément bon mais ménage quand même. Il n’est pas question de faire un historique du sujet – ce qui serait intéressant mais par trop long- mais de donner quelques exemples parfois surprenants des aventures des uns dans le domaine des autres. Sans mauvais jeu de mots.

C’est parti, sous le patronage de Marina Vlady, qui figure sur la pochette de cette compilation de musiques de films.

Qui ne connait pas à part les jeunes béotiens bien sûr, « La marche des anges » sur un tempo martial grâce aux bons soins de Charles Aznavour et Georges Garvarentz? Rien qu’à l’entendre, les répliques du film qu’elle illustre nous reviennent en mémoire, notamment celle d’Aznavour: »En psychanalyse o appelle ça un paranoiaque, dans l’Armée on appelle ça un brigadier! »

Curieux disque qui profitait de la vogue des albums concepts qui sévissait à la fin des années 60 pour dresser un monument au commissaire San Antonio avec le concours de Pierre Doris, Robert Manuel, Philippe Nicaud et Frédéric Dard en personne, par ailleurs et évidemment auteur du texte, le tout sur une musique de Guy Skornik. Amusant.

En parlant de Philippe Nicaud, ce très bon second rôle enregistra aussi quelques faces à la fin des années 60 à la fois olé olé et humoristiques, dont le remarquable album « Erotico Nicaud » et le très drôle 45 tours « C’ex » A noter que ce dernier figure sur la série de compilations éditées par le label parisien Born Bad « Whizzzz » consacrée à la variété française influencée par les styles anglo-saxons, notamment le Jerk et le psychédélisme. Recommandé.

Au sein de la très chaotique discographie de l’excellent Guy Marchand, « Guy Marchand chante Fragson » montre l’éclectisme autant que la curiosité de son interprète qui consacrait en 1970 un 33 tours entier çà un chansonnier de la Belle-époque qui se distingua comme pionnier du Ragtime dans notre pays (Découvert lors d’un séjour aux USA) et du combover, autrement dit l’art de cacher sa calvitie en ramenant les cheveux sur la nuque sur le front. Malin. Essayé également par Giscard.

Déjà chroniqué ici, ce très bel et malheureusement unique album d’Alice Sapritch.

Aznavour, le retour dans deux films ou il se contente d’apparitions, au demeurant remarquables de par leur exceptionnel caractère vestimentaire. Le smoking fleuri de « And then there were none » production britannique de Peter Collinson (1974) dans lequel le grand Charles perd la vie. Et l’uniforme de colonel grec avec moustache intégrée de « Intervention delta/Sky rider » production américaine de Douglas Hicock ou comment délivrer des otages en deltaplane. Inutile de dire qu’Aznavour ne s’est pas prêté à ce ridicule. Plus fort que la poursuite en char à voiles de « Docteur Justice » quand même…

Yves Montand fut, tout le monde le sait, un monument de la chanson et du cinéma, souvent avisé dans ses choix. Souvent pas toujours. Ce n’est pas le cas ici dans ce disque pourtant animé de la noble attention d’encourager le désarmement nucléaire. Avec le concours de Michel Fugain et de PPDA ( Un nom qu’il ne faudrait plus prononcer paraît-il) soutenu par des chorales et chapeauté par une ex-Mademoiselle pop des années 60 Jacqueline Taieb, ce disque de la paix donne envie de l’enlever de la platine pour l’avoir, la paix. Mélodies grinçantes, paroles à côté de la plaque quand elles ne sont pas carrément niaises, au secours, police!

Maintenant, rien ne vous empêche de l’écouter.

A bientôt!


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