Les excentriques du Rock’n’Roll.
Aujourd’hui: Bill Justis.
Voila un article qui me force à aborder un sujet épineux: peut-on être rocker et chauve? A priori non. La calvitie est taboue dans la tribu Rockabilly, on est pas chez les skinheads ou dans le théâtre d’avant-garde. Ni chez les crooners pour qui le crâne luisant ou la mèche fièrement rabattue sont autorisés, tels chez Fragson, Charles Dumont, Guy Marchand ou le Professeur Choron. En outre, dans le cas de ces derniers, cela permet des jeux de mots rigolos. ‘Croone pas t’es chauve », c’est drôle. « Rocke pas t’es chauve », ça ne ressemble à rien.
Pourtant, il existe des exceptions. Bill Justis que vous pouvez admirer ci-dessous, la tête couverte ou non.



Plus sérieusement, qui était Bill Justis? Un de ces hommes qu’on dit de l’ombre mais sans lesquels la musique n’existerait pas. Ce natif d’Alabama était un musicien, un saxophoniste de grand talent et qui maîtrisait ar ailleurs de nombreux instrument. Après avoir joué à l’université puis avec des musiciens de Jazz, il trouva de l’embauche chez Sun records, lequel deviendrait le label légendaire du Rock’n’Roll. Bill intégra l’équipe permanente du studio à laquelle appartenait également Billy Lee Riley qui partageait avec lui la qualité de multi-instrumentiste.
Présent sur de nombreux enregistrements sur lesquels il accompagnait des artistes plus ou moins connus avant d’enregistrer sa propre musique. Cela donna en 1957 » Raunchy » qui obtint un succès qu’il encouragea le développement du Rock instrumental et « College man » à l’audience plus modeste. A ce sujet, curieusement, ce dernier titre – ainsi que d’autres opus de l’homme au saxophone- suscita beaucoup plus d’engouement en…Australie!


Quoi qu’il en soit, Bill poursuivit sa carrière musicale, reprenant avec brio les succès du moment mais sans la fougue de ses faces pour Sun.
A bientôt!
